Antonelli n’a pas tremblé sur l’île Notre‑Dame
Kimi Antonelli n’a pas tremblé. Ce dimanche sur le Mercedes circuit Gilles‑Villeneuve à Montréal, le jeune pilote Mercedes a remporté le Grand Prix du Canada, sa quatrième victoire consécutive après la Chine, le Japon et Miami. Il a géré la course de bout en bout, montant jusqu’à dix secondes d’avance avant de conclure sans être inquiété.
Kimi Antonelli remporte le Grand Prix du Canada, sa quatrième victoire consécutive. George Russell abandonne sur casse moteur.
Un abandon qui a brisé les espoirs d’un doublé
La course avait pourtant mal commencé pour Mercedes. Parti en pole, George Russell a dû jeter l’éponge après une casse moteur, privant l’équipe d’un doublé qui semblait possible. Russell fait partie des six abandons du jour — Lindblad, Albon, Alonso, Norris, Perez et lui — une hécatombe qui a remodelé le classement et renforcé l’avance d’Antonelli au championnat.
Des dépassements décisifs et une lutte acharnée
Derrière le leader, la lutte a tenu la piste. Lewis Hamilton a signé un dépassement spectaculaire sur Max Verstappen au virage n°1 et a résisté jusqu’au drapeau à damier pour prendre la deuxième place. Verstappen a sauvé le podium en troisième position, malgré une remontée insistante. Charles Leclerc termine quatrième; Yari Hadjar, pénalisé de dix secondes pour un changement de trajectoire, prend la cinquième place, suivi de Colapinto, Lawson, Gasly, Sainz et Bearman dans le top 10.
Incidents, pénalités et gestion stratégique
La course fut rythmée par incidents et pénalités. Trois périodes de virtual safety car ont ponctué l’épreuve, et Hadjar a même été de nouveau placé sous enquête après sa sanction aux stands. Valtteri Bottas a écopé de cinq secondes pour excès de vitesse dans la voie des stands, et plusieurs pilotes ont payé cher des erreurs ou des ennuis mécaniques. Dans ce contexte sinueux, la gestion des pneus et des arrêts a fait basculer des positions et décidé du podium.
Ce que ça change pour le championnat
Sur le plan sportif, la soirée renforce la trajectoire déjà ascendante d’Antonelli et fragilise celle de ses rivaux. Sa domination à Montréal confirme qu’il est la nouvelle référence du peloton — au moins pour l’instant. Le Le Grand Prix du Canada a livré un mélange d’autorité, de chaos mécanique et de bagarre pour chaque place d’honneur, rappelant que rien n’est jamais acquis en Formule 1.
