
Ce lundi, les transports en commun en Allemagne sont largement paralysés. Cette situation découle d’un appel à la grève lancé par le syndicat des services ver.di. Les revendications portent sur des hausses de salaire et de meilleures conditions de travail.
Les perturbations sont aggravées par des alertes au verglas et des températures très basses dans plusieurs régions. Dans tout le pays, à l'exception de la région de Basse-Saxe, les métros, bus et tramways sont à l'arrêt dans les villes. Cependant, les trains continuent de circuler.
https://www.youtube.com/watch?v=kPTy71seecM
Près de 100 000 salariés de 150 entreprises de transport urbain et d’autobus sont appelés à faire grève, selon ver.di. Des manifestations ont également lieu dans plusieurs villes, notamment à Hambourg et Sarrebruck.
Andreas Schackert, responsable du secteur bus et trains chez ver.di, a déclaré à la chaîne publique ZDF : « Si nous ne faisons pas grève pour de meilleures conditions de travail, les emplois resteront peu attractifs. »
À Berlin, la société de transport BVG dénonce des « actions disproportionnées » qui « pèsent sur les usagers ». Elle demande de rester à la table des négociations pour résoudre la situation.
Depuis novembre, ver.di discute avec les organisations patronales des communes. Les exigences incluent la réduction du temps de travail hebdomadaire, l’allongement des temps de repos, et des primes plus avantageuses pour les nuit et le week-end.
Dans plusieurs Länder, il est également question d’augmenter les salaires, en moyenne autour de 10 %. Les contraintes pour les salariés des transports sont plus élevées que dans d’autres secteurs, selon ver.di.
Cela repose sur une étude récente réalisée avec le réseau d’organisations non gouvernementales Alliance climatique. En janvier, des grèves d’avertissement ont touché divers pans du secteur public, tels que les universités et les écoles.
La grève actuelle des transports en commun en Allemagne met en lumière des enjeux cruciaux concernant les conditions de travail et les salaires. Les discussions entre ver.di et les autorités doivent aboutir à des solutions durables pour améliorer la situation des salariés.