
Un nouvel accord pourrait permettre aux États-Unis de revenir sur leurs menaces d'acquérir Groenland et d'imposer des tarifs punitifs à plusieurs pays européens. Selon la presse allemande, cette solution impliquerait une cession de souveraineté sur certaines bases militaires dans l'île, semblable aux zones britanniques à Chypre.
Le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) révèle en exclusivité qu'un accord a été trouvé entre Washington et le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte. Les États-Unis pourraient contrôler des installations militaires en Groenland selon le modèle chypriote, ce qui signifierait qu'elles seraient sous leur propre souveraineté.
Lors d'une "réunion très productive" à Davos, Trump a annoncé qu'il avait établi un cadre pour un futur accord concernant le Groenland et la région arctique. Peu après, il a retiré les tarifs punitifs annoncés contre huit pays européens, y compris l'Allemagne.
Des sources de l'OTAN citées par le FAZ affirment que la proposition de Rutte comprend une nouvelle mission de surveillance de l'Alliance dans le Haut Nord, ainsi que le contrôle par les États-Unis de bases en Groenland. Deux sources alliées ont confirmé que le plan s'inspire directement du statut d'Akrotiri et Dhekelia à Chypre.
Actuellement, les États-Unis ne possèdent qu'une seule installation en Groenland, la Pituffik Space Base (anciennement Thule), qui dépend du Commandement spatial. Pendant la Guerre froide, jusqu'à 17 sites étaient en opération sur l'île.
Les gouvernements de Copenhague et Nuuk semblent ouverts à une augmentation de la présence militaire américaine. Cela pourrait être facilité par l'accord bilatéral de 2004.
Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a salué la décision de Trump de ne pas envisager une occupation violente du Groenland. Il a également encouragé à trouver une solution qui prenne en compte les préoccupations de sécurité des États-Unis dans l'Arctique.
Rasmussen a souligné l'importance de ne pas franchir les "lignes rouges" du Royaume du Danemark. Selon le FAZ, Rutte a déjà discuté de ce plan avec des responsables danois et groenlandais à Bruxelles, qualifiant ces échanges de "positifs".
En résumé, cet accord pourrait marquer un tournant dans les relations entre les États-Unis et l'Europe concernant la souveraineté militaire en Groenland. La collaboration entre les nations pourrait renforcer la sécurité dans la région arctique tout en respectant les préoccupations de chaque partie.