
Devant les grilles du lycée Honorée-de-Balzac, à Mitry-Mory (Seine-et-Marne), des membres de l’équipe mobile académique de sécurité (Emas) filtrent les rares élèves souhaitant entrer. À quelques mètres de là, des policiers surveillent la situation alors que plus de 300 lycéens rassemblés hurlent leur colère après le suicide tragique de Camélia.
Mardi, cette jeune femme de 17 ans s’est délibérément jetée sur les rails avant de s’y allonger. Le conducteur d’une rame vide n’a rien pu faire pour éviter le choc fatidique. Cet événement a profondément choqué la communauté scolaire et a suscité une vague d’émotion.
Les slogans tels que « Non au harcèlement » et « on veut être écoutés » résonnent à plusieurs reprises parmi les manifestants. La colère sourde se fait ressentir à chaque prise de parole, illustrant l’urgence de la situation.
« Tout le monde se fait harceler, il y en a sans doute parmi vous, » lâche un élève. Certains ont fini sur TikTok et sont moqués sur des comptes anonymes. « On veut la justice, on veut se faire entendre, » ajoute-t-il, exprimant le désespoir qui règne parmi les jeunes.
« On n’est pas tous responsables, mais on peut tous agir contre le harcèlement, » affirme un autre élève. Son message souligne que le harcèlement n’est pas un problème isolé à cette école, mais un fléau qui touche de nombreux établissements.
Cette manifestation met en lumière la nécessité d’un dialogue ouvert sur le harcèlement scolaire. Les jeunes demandent des actions concrètes pour lutter contre ce phénomène qui affecte leur quotidien. La mobilisation des élèves pourrait inciter les autorités à prendre des mesures plus efficaces.
Les élèves espèrent que cette tragédie sera un catalyseur pour un changement positif. Ils souhaitent que leur voix soit entendue afin de prévenir d’autres drames similaires à l’avenir.
La situation au lycée Honorée-de-Balzac souligne l’urgence de traiter le harcèlement scolaire. Les élèves, unis dans leur colère, demandent des changements significatifs pour garantir un environnement sûr. Leur détermination à se faire entendre pourrait bien être le premier pas vers une prise de conscience collective et des actions concrètes.