
Dans la matinée du 4 novembre 2025, un drame s'est déroulé dans un immeuble de la rue Privilegio de la Unión à Zaragoza. Eugenia a été retrouvée morte, victime d'un acte de violence de genre. Un voisin, Alejandro, a tenté d'intervenir, mais la situation a rapidement pris une tournure inattendue.
Alejandro, se présentant comme le « témoin principal » de l'incident, a expliqué à Aragón TV comment il a entendu les cris de la victime. « J'ai commencé à frapper à la porte, mais je n'ai pas pu l'ouvrir », a-t-il déclaré, visiblement ému. Lorsque la police est arrivée, ils ont dû forcer la porte pour accéder à l'appartement où se trouvait Eugenia, déjà décédée.
Il a également mentionné avoir vu le suspect, Abel, tenter de se suicider avec une bouteille d'ammoniaque. Alejandro a exprimé son impuissance face à la situation, regrettant de ne pas avoir pu entrer plus tôt pour sauver la vie de la femme. Sa bravoure a été saluée sur les réseaux sociaux, mais cela ne durerait pas.
Quelques semaines après le drame, Alejandro a été accusé d'« omission du devoir de secours ». La plainte a été déposée par Karolina Blandón Guevara, la fille de la victime. Elle a déclaré qu'Alejandro avait appelé la police mais n'avait pas agi rapidement pour aider sa mère.
La plainte précise qu'Alejandro a entendu les cris de la victime et connaissait le contexte de violence domestique. Pourtant, il n'a pas tenté d'ouvrir la porte immédiatement, perdant ainsi un temps précieux. Les accusations ont suscité un débat sur la responsabilité des témoins dans de telles situations.
Selon la plainte, les policiers qui sont arrivés sur les lieux ont constaté que la porte était ancienne et pouvait être forcée. La mort de la victime est survenue entre l'appel d'Alejandro et l'entrée des agents dans l'appartement. Cela soulève des questions sur la possibilité d'une intervention de sa part.
La dénonciation évoque également un enregistrement audio qu'Alejandro a réalisé pendant les événements, où l'on entend clairement les cris de la victime. Cette preuve a été intégrée à l'enquête, renforçant l'idée qu'Alejandro était conscient de la gravité de la situation mais n'a pas agi pour aider.
Alejandro a exprimé sa frustration face aux accusations, affirmant qu'il avait fait tout son possible pour aider. « Si je n'avais pas été là, l'agresseur serait toujours en liberté », a-t-il déclaré. Il a aussi évoqué son état mental depuis l'incident, souffrant de dépression et d'agoraphobie.
La situation d'Alejandro a suscité des réactions partagées dans la communauté. Certains le soutiennent, tandis que d'autres estiment qu'il aurait dû agir différemment. Ce cas soulève des interrogations sur la responsabilité des témoins lors de violences domestiques.
Le drame d'Eugenia et les événements qui ont suivi ont mis en lumière des questions complexes sur la violence de genre et la responsabilité des témoins. Alejandro, autrefois perçu comme un héros, se retrouve désormais au centre d'une enquête qui pourrait changer sa vie. Ce cas rappelle l'importance d'agir dans des situations d'urgence et de soutenir les victimes de violence.