
Deux jeunes hommes, âgés de 21 et 18 ans, ont été condamnés à de la prison ferme par le tribunal de Tours. Cette décision a été rendue ce vendredi, après une comparution immédiate. Ils ont été reconnus coupables d'avoir organisé des guet-apens homophobes via l'application Grindr, dédiée aux personnes homosexuelles.
Les faits remontent à octobre dernier, lorsque les accusés ont été interpellés avec trois mineurs. Au moins deux agressions ont été signalées, les 18 et 22 octobre, où les victimes ont été violentées après avoir été contactées via cette application.
Les deux victimes ont subi des injures homophobes et des violences physiques. Elles ont été reconnues avec 15 et 30 jours d'incapacité totale de travail (ITT). Le groupe s'était échangé des messages incitant à des actes de violence, ce qui a été pris en compte par le tribunal.
Les deux jeunes hommes étaient considérés comme les leaders de ces agressions. Bien qu'ils ne nient pas la violence, ils contestent la nature homophobe de leurs actes. L'un des prévenus a déclaré : « Je déteste que l’on touche aux enfants », ce qui soulève des questions sur leurs motivations.
La procureure a interpellé les prévenus sur leur choix d'utiliser Grindr, une application ciblant spécifiquement les homosexuels. En réponse, l'un d'eux a affirmé qu'ils ne savaient pas que cette application était destinée à cette communauté. Cette déclaration a suscité des doutes quant à leur sincérité.
Le caractère homophobe des faits a été confirmé par des preuves vidéo où l'on peut entendre des insultes telles que « sale pédé, donne tes sous ». Ces éléments ont joué un rôle crucial dans la décision judiciaire.
Le jugement des trois mineurs impliqués dans cette affaire est prévu pour février 2026. Selon les informations, ils auraient été rémunérés par les deux majeurs pour leur participation aux agressions. Cela soulève des questions sur l'influence des plus âgés sur les plus jeunes.
Les deux jeunes majeurs avaient déjà un antécédent judiciaire pour des faits de violences et de vols. Leur défense a plaidé un « effet de groupe » pour atténuer leur responsabilité. Cependant, la justice a clairement retenu la nature homophobe des actes.
Cette affaire met en lumière des actes de violence homophobe préoccupants dans notre société. La justice a réagi fermement face à ces comportements inacceptables. Il est crucial de continuer à sensibiliser et à protéger les victimes de telles agressions.