L’association Stop homophobie a lancé un appel à témoins dans le cadre de l’enquête sur les quatre corps retrouvés dans la Seine. Ces découvertes ont eu lieu à Choisy-le-Roi, et l'association se constitue également partie civile. Cette initiative vise à rassembler des informations cruciales concernant les événements tragiques qui se sont déroulés.
Le communiqué de l’association invite toute personne ayant aperçu le suspect ou possédant des informations sur ses déplacements à se rapprocher des enquêteurs. Le secrétaire général, Terrence Khatchadourian, souligne l'importance de chaque témoignage pour comprendre la chronologie des faits et prévenir d'autres drames.
Parmi les victimes, un homme de 48 ans, prénommé Franz, était domicilié à Créteil et était connu pour être homosexuel. Il avait l'habitude de fréquenter les abords du lieu où les corps ont été découverts, un espace reconnu pour des rencontres sexuelles entre hommes. Cette information a été confirmée par des proches et le parquet.
Les autres victimes comprennent des jeunes hommes sans domicile fixe, dont un Algérien de 21 ans et un Tunisien de 26 ans. Le parquet a précisé que ces victimes fréquentaient également l'endroit, souvent associé à des populations vulnérables, ce qui soulève des questions sur les motivations derrière ces crimes.
Bien que le mobile des meurtres ne soit pas encore établi, plusieurs sources évoquent une possible hostilité de l'accusé envers l'homosexualité. Cette situation est aggravée par un contexte social marqué par un discours religieux rigoriste, selon l’association.
L’avocat de Stop homophobie, Me Étienne Deshoulières, a déclaré que les premiers éléments de l’enquête indiquent une violence systémique visant les hommes gays. Cette affirmation renforce l'idée que ces meurtres pourraient être motivés par des préjugés homophobes.
Le 13 août, les corps ont été retrouvés flottant dans la Seine. Une information judiciaire a été ouverte pour meurtres. Un homme sans-abri, dont l'identité reste incertaine, a été mis en examen pour ces crimes et placé en détention provisoire.
Le parquet a également mentionné que les victimes fréquentaient un endroit à proximité d’un local technique abandonné, souvent utilisé par des personnes sans-abri. Cependant, il n’a pas précisé pourquoi la quatrième victime se trouvait sur place, laissant planer des doutes sur les motivations des meurtres.
La situation actuelle soulève de nombreuses questions sur la sécurité des personnes LGBTQ+ et la violence qui les cible. L’enquête en cours et l’appel à témoins de Stop homophobie sont des étapes cruciales pour comprendre ces tragédies. Chaque information peut jouer un rôle déterminant dans la lutte contre la violence homophobe et la protection des victimes.