
Adulé par certains et critiqué par d'autres, Gregory Bovino, 55 ans, est le chef de la police des frontières aux États-Unis. Il est l'un des rares agents à montrer son visage lors des opérations d'arrestation de migrants. À Los Angeles et Chicago, ses méthodes agressives suscitent des controverses.
Avec sa coupe en brosse et son treillis, Bovino incarne la lutte menée par l'administration Trump contre l'immigration clandestine. Il se distingue en apparaissant en public lors des opérations d'arrestation, que ce soit en Californie ou dans le Midwest.
Gregory Bovino a commencé à attirer l'attention l'été dernier en Californie. Il a dirigé des raids pour arrêter des personnes soupçonnées de séjour illégal. Pour mener à bien sa mission, il n'hésite pas à utiliser des méthodes musclées, comme des arrestations dans des lieux publics.
Par exemple, au parc MacArthur de Los Angeles, des agents à cheval ont été déployés pour "intimider" les immigrés et les membres du gang MS-13. Ces actions ont suscité de vives réactions de la part des opposants.
Depuis cet automne, Bovino dirige l'opération Midway Blitz dans le Midwest. Cette initiative aurait conduit à l'arrestation de plus de 4 500 immigrés, dont plusieurs seraient considérés comme des "criminels". Cependant, seulement 3 % des personnes arrêtées avaient un casier judiciaire pour des crimes violents.
Les critiques à son égard se concentrent sur l'utilisation d'une force excessive et sur l'arrestation de personnes sans antécédents judiciaires, y compris des citoyens américains. Ces pratiques soulèvent des questions éthiques sur la police des frontières.
À Chicago, Bovino a admis avoir menti à une juge fédérale après avoir été filmé lançant du gaz lacrymogène lors d'une manifestation. Pourtant, une ordonnance limitait l'usage de la force par les agents. La juge lui a ordonné d'activer sa caméra corporelle pour garantir la transparence.
Malgré ces controverses, il a été qualifié de "commandant en chef" de la police des frontières par Kristi Noem, la secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis. Cela témoigne de son influence au sein de l'administration.
Les actions de Gregory Bovino continuent de provoquer des réactions vives. Récemment, il a été aperçu à Minneapolis après la mort de Renee Good, une Américaine tuée par un agent de l'ICE. Cette situation a ravivé les tensions autour des méthodes d'arrestation.
Les opposants à ses méthodes soulignent l'impact négatif sur les communautés immigrées. Les manifestations et les critiques se multiplient, reflétant un profond désaccord sur la politique d'immigration actuelle.
Gregory Bovino représente une figure controversée de la lutte contre l'immigration clandestine aux États-Unis. Ses méthodes, jugées agressives par certains, soulèvent des questions éthiques et sociales importantes. Alors que la politique d'immigration continue d'évoluer, son rôle et son impact restent au cœur des débats.