
La situation politique en Espagne est en pleine ébullition, avec Podemos qui met des obstacles aux négociations concernant la décentralisation des compétences en matière d'immigration. Cette dynamique pourrait avoir des répercussions sur les projets de Pedro Sánchez pour renforcer la législature et aborder les Budgets Généraux de l'État.
Podemos a clairement indiqué que les négociations sur la décentralisation des compétences en matière d'immigration ne commenceront qu'après l'implémentation de la régularisation de plus de 500 000 immigrants. Cette condition pourrait retarder le dialogue avec le gouvernement pendant au moins quatre mois, rendant difficile une éventuelle votation au Congrès avant mai.
La secrétaire générale de Podemos, Ione Belarra, a affirmé que "d'abord les papiers", soulignant que la régularisation doit être effectivement mise en œuvre avant tout progrès dans les discussions. Cette position ferme pourrait compliquer la situation politique actuelle.
Le plan de régularisation proposé par le gouvernement prévoit que les demandes commencent à être acceptées dès début avril. Cependant, les délais administratifs pourraient prolonger le processus jusqu'au 30 juin 2026. Cela signifie que les réponses aux demandes pourraient ne pas arriver avant mai, ce qui retarde encore plus les négociations.
Les responsables de Podemos insistent sur la nécessité de vérifier que les engagements pris soient respectés. Ils souhaitent s'assurer que les immigrés commencent à être régularisés sans entraves administratives, ce qui est crucial pour avancer dans les discussions avec le PSOE.
Ione Belarra a été très claire : "D'abord les droits, d'abord que la régularisation soit effectivement mise en œuvre." Elle a exprimé son scepticisme face aux promesses du gouvernement, les qualifiant de vides et soulignant que des résultats concrets sont nécessaires avant de poursuivre les négociations.
Belarra a également évoqué les problèmes de racisme présents dans la politique migratoire actuelle, qui inclut des pratiques discriminatoires. Pour elle, ces éléments doivent être complètement éliminés du texte de la loi pour que des discussions puissent avoir lieu.
La proposition de décentralisation des compétences a été introduite au Congrès par le PSOE et Junts. Malgré un caractère d'urgence, le processus législatif pourrait prendre environ un mois et demi, ce qui expose le gouvernement de Sánchez à des risques de retards.
Si les négociations ne progressent pas rapidement, il existe un risque que la proposition ne soit pas approuvée avant septembre, ce qui compliquerait davantage la situation politique pour le gouvernement.
En résumé, la position de Podemos sur la régularisation des immigrants crée des obstacles significatifs pour le gouvernement de Pedro Sánchez. Les délais et les exigences posées par Podemos pourraient transformer le paysage politique espagnol dans les mois à venir, rendant la situation très incertaine.