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Le paradoxe des incendies de forêt au Canada : moins d'incendies, mais une destruction accrue selon une nouvelle analyse

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Introduction

Une nouvelle analyse nationale souligne le paradoxe des feux de forêt au Canada : moins de feux, mais des destructions de plus en plus importantes. Les données fédérales révèlent que, bien que le nombre total de feux ait diminué, la part des dommages causés par des incendies de plus en plus grands et difficiles à contrôler augmente.

Analyse des tendances des feux de forêt

Selon une analyse de six décennies réalisée par le Service canadien des forêts, la saison des feux de forêt au Canada devient plus longue, plus vaste et plus destructrice. Cette tendance n'est pas due à une augmentation des feux fréquents, mais plutôt à un nombre restreint d'incendies de grande envergure qui brûlent plus de terres qu'auparavant.

En 2019, des scientifiques du ministère des Ressources naturelles ont publié une étude indiquant que l'activité des feux de forêt avait augmenté depuis le milieu du XXe siècle, en raison de l'élévation des températures et de l'allongement des saisons de feu. Cependant, les données récentes montrent un retournement de tendance concernant les feux d'origine humaine.

Impact des incendies sur les écosystèmes

L'étude récemment publiée dans le Journal canadien de recherche forestière montre que la superficie brûlée augmente dans presque toutes les écozones canadiennes, même dans des régions auparavant considérées comme à faible risque. Cela inclut le Nord-Ouest Pacifique et l'Atlantique, qui montrent maintenant des tendances de feu croissantes.

Les plus grands incendies représentent une part de plus en plus importante des dommages causés. Bien que la foudre soit toujours la principale cause des feux de forêt, les incendies d'origine humaine augmentent à nouveau depuis le début des années 2000, un changement lié à des conditions plus chaudes et plus sèches.

Les défis de la lutte contre les incendies

Les scientifiques, comme Chelene Hanes du Service canadien des forêts, notent que les plus grands incendies atteignent une échelle où les techniques de lutte contre les incendies conventionnelles deviennent limitées. Les équipes doivent se concentrer sur la confinement et la protection plutôt que sur l'extinction directe des feux.

Hanes souligne que l'impact des plus grands incendies devient de plus en plus visible à l'échelle nationale. Ces incendies sont responsables d'une proportion croissante des zones brûlées, principalement en raison de la sécheresse persistante.

Conséquences économiques et assurances

Le changement dans le paysage des feux de forêt affecte également l'industrie de l'assurance au Canada. Les assureurs avertissent que l'augmentation du risque d'incendie redéfinit les pertes, les primes et les décisions à long terme concernant le logement. Entre 2005 et 2014, les pertes d'assurance dues aux incendies de forêt étaient d'environ 70 millions de dollars par an, mais cette moyenne a grimpé à près de 750 millions de dollars au cours de la dernière décennie.

Les compagnies d'assurance ajustent leurs politiques pour tenir compte de ce risque accru, ce qui peut entraîner des primes plus élevées dans les communautés les plus exposées. Cependant, la couverture pour les incendies de forêt reste incluse dans les polices d'assurance habitation standard au Canada.

Conclusion

En résumé, le Canada fait face à un paradoxe en matière de feux de forêt. Bien que le nombre total de feux diminue, la gravité et l'impact des incendies augmentent. Les autorités et les compagnies d'assurance doivent s'adapter à cette nouvelle réalité, marquée par des conditions climatiques plus extrêmes et des défis croissants en matière de gestion des incendies.

Publié le : 25 janvier 2026
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