
Le directeur d'Instagram, Adam Mosseri, a récemment témoigné dans un procès en Californie, où il a défendu sa plateforme contre les accusations de dommages mentaux causés aux mineurs. Il a affirmé que l'utilisation des réseaux sociaux, perçue comme excessive pour une personne, pouvait être normale pour une autre.
Ce procès, qui devrait durer six semaines, vise à évaluer la responsabilité des entreprises technologiques concernant l'impact de leurs produits sur les jeunes. Mosseri est le premier dirigeant de haut niveau à comparaître dans cette affaire.
Les avocats de Meta, la société mère d'Instagram, soutiennent que la plaignante principale, connue sous les initiales K.G.M, a été affectée par d'autres facteurs de sa vie. Ils affirment que ce n'est pas Instagram qui est à blâmer. D'autres plateformes comme YouTube sont également mentionnées dans le procès, tandis que Snapchat et TikTok ont déjà conclu des règlements avant le début des audiences.
Au cours de son témoignage, Mosseri a reconnu que la sécurité des utilisateurs, en particulier des jeunes, est primordiale. Cependant, il a aussi déclaré qu'il n'était pas possible de déterminer un seuil d'utilisation excessif d'Instagram.
Lors de son audition, Mosseri a souligné l'importance de distinguer l'addiction clinique d'une utilisation problématique. Il a partagé une anecdote personnelle sur son expérience avec Netflix, affirmant qu'il ne considérait pas cela comme une addiction clinique.
Il a également été interrogé sur un échange d'emails de 2019 entre les dirigeants de Meta, où ils s'inquiétaient des effets négatifs potentiels de certaines fonctionnalités sur l'apparence physique des utilisateurs. Ces préoccupations ont soulevé des questions sur la responsabilité de l'entreprise.
À l'extérieur du tribunal, Mosseri a été accueilli par une foule de personnes, comprenant des observateurs, des manifestants et des parents. Ces derniers affirment avoir vu leurs enfants souffrir d'une addiction aux réseaux sociaux. Mariano Janin, un parent ayant perdu sa fille Mia en 2021, a exprimé son soutien pour des restrictions sur l'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes.
Janin a déclaré : « Si ils changeaient leur modèle économique, ce serait différent. Ils devraient protéger les enfants. Ils ont la technologie et les fonds nécessaires. »
Le procès d'Instagram soulève des questions cruciales sur la responsabilité des entreprises de réseaux sociaux. Alors que les témoignages continuent, il est clair que le débat sur l'impact de ces plateformes sur la santé mentale des jeunes est loin d'être terminé. Les résultats de cette affaire pourraient influencer les politiques futures concernant l'utilisation des réseaux sociaux.