
Emmanuel Macron souhaite aller plus vite concernant la proposition de loi de la députée macroniste Laure Miller. Cette loi vise à interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Selon l'entourage du président, cette demande a été confirmée par le Parisien, suite à une information de BFMTV.
La proposition sera examinée le 26 janvier lors de la niche parlementaire Renaissance. Emmanuel Macron a souligné que les émotions des enfants ne doivent pas être manipulées par des plateformes, qu'elles soient américaines ou chinoises. Il a exprimé son désir d'accélérer le processus pour que la loi soit applicable dès la rentrée prochaine.
La proposition de loi vise également à étendre l'interdiction des téléphones portables dans les lycées à partir de la rentrée 2026. TikTok, Snapchat et Instagram, qui sont omniprésents chez les adolescents, nuisent à leur santé mentale. L'Anses a alerté sur les dangers tels que le cyberharcèlement et l'exposition à des contenus violents.
Les adolescents ressentent une pression constante à travers ces réseaux. Louise, une adolescente de 14 ans, a partagé son expérience, indiquant qu'elle utilise ces plateformes pour se détendre lorsqu'elle s'ennuie. Cela soulève des questions sur l'impact des réseaux sociaux sur le bien-être des jeunes.
Le texte de la loi a été entièrement réécrit en commission, suite aux critiques du Conseil d'État. L'objectif est de respecter le droit européen, notamment le règlement sur les services numériques (DSA). Cela vise à éviter les erreurs d'une loi de 2023 qui n'a jamais pu être appliquée.
La Commission européenne a récemment publié des lignes directrices pour réguler l'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes. Cependant, la formulation de la loi doit être soigneusement étudiée pour ne pas imposer de nouvelles obligations aux plateformes.
La dernière version de la loi a suscité des critiques à l'Élysée pour sa complexité et son inapplicabilité. En réponse, le gouvernement et Laure Miller ont proposé un amendement pour clarifier l'article principal. Cet amendement stipule que l'accès aux réseaux sociaux est interdit aux mineurs de quinze ans.
Les "encyclopédies en ligne" et les "répertoires éducatifs" sont exclus de cette interdiction. Cependant, le député socialiste Arthur Delaporte a demandé des éclaircissements sur cette exclusion, soulignant la nécessité de garantir une protection adéquate pour les jeunes utilisateurs.
Un système de vérification d'âge efficace devra être mis en place pour appliquer cette loi. Des discussions sont en cours au niveau européen pour établir ces mesures. Le gouvernement, de son côté, souhaite avancer rapidement, visant une majorité numérique de 15 ans en France d'ici la rentrée 2026.
La ministre du Numérique, Anne Le Hénanff, a affirmé que cette échéance est une priorité. L'objectif est de protéger les jeunes tout en leur permettant d'accéder à des contenus adaptés et sécurisés.
La proposition de loi sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans soulève des enjeux cruciaux pour la santé mentale des jeunes. Avec une procédure accélérée demandée par Emmanuel Macron, l'attention se concentre sur la nécessité de réguler efficacement l'accès à ces plateformes. La mise en place d'un cadre juridique clair est essentielle pour protéger les adolescents dans un monde numérique en constante évolution.