
Le débat sur l'interdiction des moins de 16 ans sur les réseaux sociaux prend de l'ampleur. Le secrétaire à la santé, Wes Streeting, soutient cette initiative, affirmant qu'il est essentiel de protéger les jeunes des dangers potentiels. Ce sujet suscite un intérêt croissant, surtout après l'adoption d'une loi en Australie.
En décembre dernier, l'Australie a mis en place une législation interdisant aux moins de 16 ans de posséder des comptes sur les plateformes sociales. De nombreux députés travaillistes britanniques s'attendent à ce que le gouvernement suive cet exemple. La semaine prochaine, la Chambre des Lords votera sur une proposition similaire, ce qui pourrait accentuer la pression sur le gouvernement.
Les conservateurs ont récemment annoncé leur intention d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Kemi Badenoch, leader du parti, a souligné le lien entre les applications addictives et la détérioration de la santé mentale des jeunes. Andy Burnham, maire de Manchester, a exprimé son accord avec cette position.
Cet été, Meta a révélé avoir bloqué environ 500 000 comptes sur ses sites, tels que Facebook et Instagram, en réponse à la nouvelle législation australienne. Le gouvernement britannique surveillera l'efficacité de cette interdiction. Certains députés travaillistes se sont dits frustrés que Badenoch et Burnham avancent plus rapidement que le gouvernement sur cette question.
Un haut responsable gouvernemental a déclaré : "C'est là où nous finirons inévitablement. C'est ce que le public et les parents souhaitent." La confrontation récente avec X concernant Grok AI pourrait inciter le gouvernement à s'attaquer aux grandes entreprises technologiques.
La semaine prochaine, un amendement à la loi sur le bien-être des enfants sera soumis au vote à la Chambre des Lords. Proposé par Lord Nash, cet amendement vise à empêcher les moins de 16 ans d'accéder aux réseaux sociaux. Il bénéficie du soutien de plusieurs pairs, dont des membres des Libéraux-Démocrates et du Labour.
Les partisans de cet amendement sont optimistes quant à son adoption. Si cela se produit, la Chambre des Communes devra se prononcer sur cette question dans les mois à venir, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur la régulation des réseaux sociaux au Royaume-Uni.
La Molly Rose Foundation, une organisation de prévention du suicide, a exprimé des inquiétudes concernant les conséquences imprévues des interdictions. Selon eux, ces mesures pourraient pousser les jeunes vers des zones non régulées plutôt que de rendre les produits sécurisés pour les enfants. Andy Burrows, directeur de la fondation, a appelé le gouvernement à agir rapidement.
Il a souligné la nécessité d'une réglementation basée sur des preuves plutôt que sur des appels populistes. La fondation exhorte également le gouvernement à publier une étude sur les smartphones et les réseaux sociaux, afin que les parents puissent comprendre les implications réelles de ces technologies.
Le débat sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans soulève des questions cruciales sur la sécurité des jeunes en ligne. Avec des propositions de loi en cours et des préoccupations croissantes, il est essentiel que le gouvernement prenne des décisions éclairées. La protection des enfants doit passer par une régulation réfléchie et adaptée aux réalités numériques d'aujourd'hui.