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Irak : 6 soldats français blessés dans une attaque de drones

Soldats français en Irak près d’un véhicule militaire, inspectant des débris après une attaque de drones
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Un conflit sur plusieurs fronts et un impact immédiat sur l’économie mondiale

Le conflit s’étend désormais sur plusieurs fronts à la fois : frappes israéliennes au Liban et à Beyrouth, menaces et ripostes iraniennes, incidents en Irak qui ont blessé des soldats étrangers, et un choc immédiat sur les marchés pétroliers. En quelques heures, la crise a quitté le théâtre militaire pour peser sur l’économie mondiale.

Attaques en Irak contre des militaires étrangers et menaces contre les intérêts français

Six soldats français ont été blessés jeudi dans une attaque de drones près d’Erbil, au Kurdistan irakien. L’état‑major français précise que ces militaires participaient à des actions de formation contre le terrorisme et ont été acheminés « vers le centre médical le plus proche » pour des soins. La milice chiite pro‑Iran Ahsab al‑Kahf a revendiqué l’attaque et l’a liée à l’arrivée du porte‑avions Charles de Gaulle, prévenant que « tous les intérêts français en Irak et dans la région seront sous le feu des attaques ».

Pendant ce temps, un avion ravitailleur américain s’est écrasé dans l’ouest de l’Irak ; le CentCom affirme que l’accident « n’est pas dû à des tirs hostiles ou amis » et que les opérations de secours sont en cours. Parallèlement, l’Iran dément avoir posé des mines dans le détroit d’Ormuz, tandis que des responsables iraniens avertissent que les États‑Unis « feront regretter » certaines décisions. Ces incidents militaires s’inscrivent dans une série d’actions et de réactions qui rendent la situation particulièrement imprévisible.

Frappes à Beyrouth, déclarations de dirigeants et escalade verbale

Sur le front libanais, l’armée israélienne affirme avoir frappé plusieurs postes de commandement du Hezbollah à Beyrouth et dans le sud du Liban, et a ordonné l’évacuation du quartier de Bachoura au centre de la capitale. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a parlé de « jours historiques » et assuré que son pays et les États‑unis sont « en train d’écraser l’Iran et le Hezbollah ». De son côté, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a promis de « venger les victimes » et menacé de « prélever sur les biens » de l’ennemi, voire de les détruire si nécessaire, illustrant l’escalade verbale qui accompagne les frappes.

Choc sur les marchés énergétiques et répercussions financières mondiales

L’effet immédiat sur les marchés a été brutal. TotalEnergies a annoncé la suspension — ou l’arrêt en cours — d’environ 15 % de sa production mondiale de pétrole et de gaz dans plusieurs États du Golfe (Qatar, Irak et offshore aux Émirats arabes unis). Le baril de Brent a bondi de 9,46 % à 100,68 dollars, le WTI a gagné 10,02 % à 95,99 dollars, et Wall Street a terminé en net recul (Dow Jones −1,56 %, Nasdaq −1,78 %, S&P 500 −1,52 %). La combinaison de frappes, de menaces et d’incertitudes sur l’approvisionnement pèse donc déjà sur les prix et l’économie mondiale.

Des pourparlers économiques sino‑américains sont prévus à Paris cette semaine, mais la trajectoire de la crise dépendra surtout des prochaines heures sur le terrain. La région est entrée dans une phase où chaque action militaire trouve immédiatement un écho financier et diplomatique à l’échelle planétaire.

Publié le : 13 mars 2026
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