Assassinat d'Ali Larijani et réactions
La mort d’Ali Larijani a changé la donne. Ali Larijani, chef de la sécurité de la République islamique, a été tué mardi par Tsahal. L'Iran promet de le "venger" et prévient : la guerre "va frapper tout le monde".
Frappes au Liban et ordres sur le terrain
Sur le terrain, l'escalade se mesure en frappes et en ordres. Israël poursuit ses bombardements au Liban : des raids ont fait six morts et 24 blessés à Beyrouth au 19e jour du conflit, puis, à l’aube, une nouvelle salve dans le centre de la capitale a fait au moins douze morts après un ordre d’évacuation. L’armée israélienne annonce par ailleurs son intention de frapper les ponts sur le Litani pour empêcher le transfert d’armes et de renforts au Hezbollah ; le colonel Avichay Adraee l’a affirmé sur X.
La campagne dépasse le front libanais. Les États‑Unis ont annoncé avoir bombardé "avec succès" des sites de missiles antinavires iraniens près du détroit d’Ormuz à l’aide de bombes antibunker. Et côté israélien, le ministre de la Défense Israel Katz dit avoir donné carte blanche aux forces pour éliminer "tout haut responsable iranien" dans leur ligne de mire, sans approbation supplémentaire, si cela peut se faire sans dommages collatéraux majeurs — une autorisation signée par Benjamin Netanyahu et Katz eux‑mêmes.
Positions des alliés et opérations envisagées
Face à cette spirale, les alliés se positionnent différemment. Emmanuel Macron a refusé toute participation française à des "opérations" de sécurisation dans le contexte actuel, tandis que la porte‑parole du gouvernement, Maud Brégeon, assure que la France structure néanmoins une opération destinée à rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz "dès lors que le moment sera venu", et que celle‑ci se ferait "dans un cadre distinct" des actions américaines et israéliennes.
Bilan humain et mesures froides
Pendant ce temps, le bilan humain s’alourdit. Selon le ministère de la Santé libanais, au moins 111 enfants ont été tués et 334 autres blessés dans des frappes israéliennes sur le Liban depuis le 2 mars. "C’est une classe par jour depuis le début de la guerre qui a été soit tuée, soit blessée au Liban", dénonce Ted Chaiban, directeur exécutif adjoint de l’Unicef. Ces chiffres donnent une mesure froide mais implacable des conséquences sur les civils.
Fuite de joueuses et demandes d'asile
Dans un registre très différent mais révélateur des tensions, quelques membres de l’équipe féminine de football d’Iran — dont la capitaine Zahra Ghanbari — ont franchi la frontière turco‑iranienne à Gürbulak et atterri à Igdir. Sept membres avaient demandé l’asile en Australie ; seules deux joueuses sont finalement restées en Australie, les autres ayant décidé de regagner l’Iran.
La région paraît désormais prise entre représailles ciblées et risques d’affrontement généralisé. Chaque décision militaire change l'équilibre, et la peur d’une conflagration plus large n’a jamais été aussi présente.
