
Le conflit au Moyen‑Orient prend une nouvelle tournure tendue alors que l’ultimatum lancé par Donald Trump à l’Iran arrive à expiration lundi soir — une menace que Téhéran a d’ores et déjà rejetée. Le président américain a en outre annoncé que les deux membres d’équipage d’un F‑15E abattu en Iran ont été retrouvés et secourus par des forces américaines : ils sont vivants.
Deux membres d’équipage américains d’un F‑15E abattu en Iran ont été secourus et sont vivants, a déclaré le président Donald Trump. L’ultimatum de Donald Trump à l’Iran expire lundi soir; Téhéran l’a rejeté.
La course pour récupérer le second aviateur a été dramatique. Après l’éjection des deux occupants vendredi, le pilote a été sauvé rapidement; l’autre, blessé, a été extrait lors d’une opération de forces spéciales menée en territoire hostile, selon des responsables américains.
Les secours ont ensuite transporté l’officier blessé vers le Koweït pour soins médicaux, d’après la Maison‑Blanche.
Sur le terrain, l’Iran ne lâche rien : elle multiplie frappes de missiles et d’engins‑volants sur Israël et sur des installations énergétiques dans la région. Le Koweït a confirmé des « dégâts importants » sur plusieurs sites pétroliers après des attaques de drones attribuées à Téhéran ; des incendies ont été déclenchés, mais aucune victime n’a été annoncée pour l’instant.
Le verrouillage du détroit d’Ormuz, essentiel pour l’approvisionnement mondial en pétrole, reste une épée de Damoclès : Oman dit avoir discuté avec l’Iran des options pour rouvrir le passage.
La pression monte aussi au nord. Israël a intensifié ses raids sur le Liban, notamment sur le sud du pays et sur Beyrouth, et multiplie les ordres d’évacuation.
Le président libanais a appelé à des négociations urgentes pour « éviter que le sud du pays ne devienne un nouveau Gaza », soulignant le risque d’une déstabilisation plus large.
Dans ce climat déjà explosif, des voix internationales appellent au calme. Le pape Léon XIV, lors de la bénédiction pascale, a lancé un appel appuyé aux « responsables qui ont le pouvoir de déclencher des guerres » : « choisissez la paix », a‑t‑il demandé, dénonçant l’indifférence face aux milliers de morts et aux conséquences sociales et économiques des conflits.
Pendant que les diplomates s’activent autour de l’Ormuz et des pourparlers informels, la région reste sur une pente dangereuse — une étincelle suffisante pour faire dérailler plus qu’un ultimatum.