
Les récentes images satellites révèlent que l'Israël a déplacé les blocs marquant sa ligne de contrôle post-ceasefire plus profondément dans Gaza. Cela a créé une confusion parmi les Palestiniens, qui se retrouvent dans une situation incertaine.
Selon les données examinées par BBC Verify, Israël a placé des blocs dans au moins trois zones, puis les a déplacés plus en profondeur dans la bande de Gaza. Ce mouvement a concerné un total de 16 positions qui ont été modifiées.
Dans le quartier d'al-Tuffah à Gaza City, les images montrent que les troupes de l'IDF ont déplacé au moins sept blocs entre le 27 novembre et le 25 décembre. En moyenne, ces blocs ont été déplacés à 295 mètres plus profondément dans la bande de Gaza.
Le ministre de la Défense, Israel Katz, a averti que quiconque franchissant la Ligne Jaune serait "rencontré par le feu". Depuis, plusieurs incidents mortels ont eu lieu autour de cette ligne. Au moins 69 incidents de tir ont été signalés depuis cet avertissement.
Un incident tragique a eu lieu le 19 décembre, lorsqu'une frappe de l'IDF a touché une école abritant des personnes déplacées, tuant cinq personnes, dont des enfants. Cela a soulevé des questions sur la sécurité des civils dans cette zone.
Des experts, comme le professeur Andreas Krieg, ont qualifié le déplacement des blocs de "outil d'ingénierie territoriale". Cela permet à Israël de contrôler où les Gazaouis peuvent vivre et se déplacer sans annoncer officiellement un changement de frontière.
En outre, un porte-parole de l'IDF a rejeté les allégations selon lesquelles la Ligne Jaune aurait été déplacée, affirmant que l'IDF marquait visuellement la ligne en fonction des conditions sur le terrain.
Malgré l'accord de retrait des forces israéliennes, des vidéos montrent des véhicules de l'IDF opérant au-delà de la Ligne Jaune. Des démolitions de bâtiments à proximité des blocs déplacés ont également été signalées, laissant les marqueurs cachés aux yeux des Palestiniens.
Les images satellites indiquent que des centaines de bâtiments ont été nivelés jusqu'à la première position des blocs. Ces actions soulèvent des préoccupations quant à l'impact sur les civils et l'environnement de Gaza.
La situation à Gaza reste préoccupante, avec des déplacements de blocs, des incidents mortels et des démolitions. Les Gazaouis se retrouvent piégés dans une zone que l'IDF qualifie de "zone de combat dangereuse", rendant leur avenir incertain. La communauté internationale continue de surveiller cette crise humanitaire.