
Luigi Mangione ne fera pas face à la peine de mort s'il est reconnu coupable du meurtre de Brian Thompson, directeur général de UnitedHealthcare, a statué un tribunal fédéral. Le juge de district américain, Margaret Garnett, a rejeté les accusations fédérales qui auraient pu entraîner la peine capitale.
Les charges de harcèlement restent en place, pouvant entraîner une peine maximale de réclusion à perpétuité. Mangione, âgé de 27 ans, a été arrêté peu après avoir prétendument tiré sur Thompson alors qu'il entrait dans un hôtel à New York le 4 décembre 2024. Il a plaidé non coupable à toutes les accusations.
La sélection du jury pour le procès fédéral doit commencer le 8 septembre, avec les déclarations d'ouverture prévues le 13 octobre. Cependant, les procureurs de l'État cherchent à juger Mangione dès juillet. Dans sa décision, le juge Garnett a précisé que deux des quatre accusations fédérales ne répondaient pas à la définition légale d'un « crime de violence ».
Cette décision constitue un revers pour le département de la justice, qui a qualifié le meurtre de Thompson d'« assassinat prémédité ». Le juge a donné au gouvernement 30 jours pour contester sa décision d'exclure la peine de mort dans cette affaire.
En revanche, Garnett a autorisé les procureurs à présenter des preuves issues du sac à dos de Mangione, trouvé lors de son arrestation dans un McDonald's à Altoona, en Pennsylvanie. Parmi les objets saisis, on trouvait une arme, de fausses identités et un carnet contenant des écrits sur ses griefs envers le système de santé américain.
Les avocats de la défense ont tenté de faire écarter ces preuves, affirmant qu'elles avaient été obtenues illégalement sans mandat. Mangione, diplômé de l'Ivy League et issu d'une riche famille du Maryland, fait également face à neuf accusations dans une affaire distincte portée par les procureurs de l'État de New York, y compris le meurtre au deuxième degré.
Brian Thompson, père de deux enfants, a été abattu par un tireur masqué alors qu'il se rendait à un hôtel de Manhattan pour une conférence annuelle des investisseurs. Cette semaine, un homme du Minnesota a prétendument tenté de se faire passer pour un agent du FBI afin de libérer Mangione de la prison de Brooklyn où il est détenu.
La décision du juge Garnett marque une étape importante dans l'affaire Mangione. Alors que les accusations de meurtre continuent, l'attention se tourne vers le procès à venir et les implications juridiques qui en découleront. La situation reste complexe et les développements futurs seront cruciaux pour toutes les parties impliquées.