
Dans un annonce échelonné sur trois jours, les États-Unis ont défini la structure locale et internationale pour la trêve, la gestion, la démilitarisation et la reconstruction de la Franja de Gaza. Une paix américaine, conçue avec leurs alliés régionaux et approuvée par l'ONU, face à une mission complexe.
Le mercredi passé, l'envoyé spécial du président Trump, Steve Witkoff, a annoncé la deuxième phase du cessez-le-feu entre Israël et Hamas, débuté il y a trois mois. Il a également annoncé la création d'un gouvernement technocratique palestinien qui régira l'enclave dévastée.
Le lendemain, Trump lui-même a communiqué la formation de la "Junta de la Paix" sous sa présidence. Cette entité supervisera le travail des gestionnaires gazaouis, entre autres missions essentielles.
La Casa Blanca a révélé l'identité des membres de cette nouvelle instance, qui jouera un rôle crucial dans l'exécution des 20 points du plan présidentiel. Ce conseil exécutif inclut des personnalités influentes de l'administration Trump, comme Marco Rubio, Witkoff et Jared Kushner.
La liste des membres n'est pas fermée, car Trump a également invité les présidents d'Argentine, de Turquie et d'Égypte. La Junta de la Paix sera dirigée par Nickolay Mladenov, ancien envoyé de l'ONU au Moyen-Orient.
La composition du conseil exécutif a entraîné la première critique publique du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, envers l'administration Trump. Il a exprimé son mécontentement, soulignant que la formation de la Junta n'avait pas été coordonnée avec Israël.
De plus, le chef de l'opposition, Yair Lapid, a dénoncé un échec diplomatique du gouvernement de Netanyahu, en mettant en lumière la présence de pays comme la Turquie et le Qatar dans la Junta.
La Force Internationale de Stabilisation (ISF), dirigée par le général américain Jasper Jeffers, complète l'architecture de la nouvelle Gaza. Sa mission sera de garantir la livraison sécurisée de l'aide humanitaire et des matériaux de reconstruction.
La question de savoir quels pays seront prêts à envoyer des troupes à Gaza reste en suspens. Cela soulève des interrogations sur le soutien international à cette initiative.
Le désarmement de Hamas est un sujet délicat. Trump et Witkoff ont insisté sur la nécessité pour le groupe islamiste de remettre le contrôle de son territoire et de ses armes. Hamas a accepté la première condition, mais reste réticent sur la seconde.
Si la situation ne s'améliore pas, Israël pourrait envisager de reprendre ses opérations militaires. Cela soulève des préoccupations quant à la situation humanitaire à Gaza, déjà précaire après des mois de conflit.
La situation à Gaza demeure complexe et précaire. Les efforts pour établir une paix durable sont en cours, mais de nombreux défis persistent. Le succès de la Junta de la Paix et de la Force Internationale de Stabilisation sera crucial pour l'avenir de la région.