
Le jeudi à 10h30, en marge de la Cumbre de Davos, le président des États-Unis a organisé un événement marquant pour la signature de la Charte de la Junta pour la Paix. Donald Trump est très enthousiaste à propos de ce projet et a envoyé de nombreuses invitations à des chefs d'État pour les inciter à rejoindre son initiative.
La Junta pour la Paix a émergé dans le cadre des propositions visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Trump a proposé un groupe de sages, supervisé par lui, chargé de la gouvernance de la région. Cela inclut des autorités locales et des figures internationales, mais les détails restent flous.
Récemment, la Maison Blanche a annoncé la formation du Comité National pour l'Administration de Gaza, avec une feuille de route de 20 points. Cependant, une offre plus ambitieuse a été envoyée aux chancelleries internationales, accompagnée d'un document de sept pages et 13 points, nommé la Charte fondatrice.
Les réactions à cette initiative sont variées. Certains pays ont immédiatement accepté, tandis que d'autres ont décliné ou confirmé la réception de l'offre sans s'engager. La grande question demeure : quel serait exactement le rôle de cette Junta et qui en ferait partie ?
Des pays comme la Hongrie, l'Argentine et le Vietnam ont montré de l'enthousiasme, mais sans intention de payer les sommes demandées. Israël, quant à lui, s'inquiète de l'influence d'Ankara et de Doha dans certains sous-comités.
Trump semble vouloir créer un mécanisme alternatif à celui de l'ONU, contrôlé par lui-même. Cela soulève des inquiétudes parmi ceux qui soutiennent un ordre international basé sur des règles. Cette initiative pourrait miner la crédibilité de l'ONU, alimentant les craintes d'une domination par des régimes autoritaires.
Emmanuel Macron a exprimé le refus de la France de participer à ce qu'il considère comme une manipulation. En réponse, Trump a menacé d'imposer des tarifs douaniers sur les vins et champagnes français, soulignant la tension diplomatique croissante.
Le projet donnerait à Trump des pouvoirs considérables, lui permettant de choisir qui inviter et d'expulser des membres. Il aurait également le contrôle total sur l'agenda et la localisation des rencontres. Son mandat n'aurait pas de limite de temps, lui conférant une autorité exclusive.
La Charte commence par une critique des approches traditionnelles de la consolidation de la paix, suggérant que chaque État membre puisse exercer un mandat de trois ans, renouvelable par le président. Cependant, ceux qui investissent un milliard de dollars pourraient bénéficier d'un mandat prolongé.
Trump, en tant qu'homme d'affaires, pense que la diplomatie conventionnelle est inefficace. Il prône une approche où les affaires internationales se résolvent comme des conflits d'entreprises, avec des leaders puissants. Cette vision de la gouvernance mondiale pourrait transformer radicalement les relations internationales, plaçant Trump au centre du pouvoir global.