Les Nations Unies ont déclaré qu'il était nécessaire d'obtenir justice suite à la double frappe israélienne sur l'hôpital Nasser à Gaza, qui a causé la mort d'au moins 20 personnes. Une enquête militaire israélienne préliminaire a affirmé que l'attaque avait visé une caméra positionnée par le Hamas.
La condamnation de cette attaque, qui a fait des victimes parmi cinq journalistes et quatre travailleurs de la santé, ne cesse de croître. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, l'a qualifiée de « complètement indéfendable ».
Le lundi, la première frappe sur l'hôpital Nasser à Khan Younis a tué un cameraman de Reuters qui réalisait un direct depuis un escalier. Une seconde frappe, survenue environ dix minutes plus tard, a touché des journalistes et des secouristes présents sur les lieux.
Au total, au moins 20 personnes ont perdu la vie, dont quatre travailleurs de la santé et cinq journalistes issus de médias internationaux tels qu'Associated Press, Reuters, Al Jazeera et Middle East Eye.
Thameen al-Kheetan, porte-parole du bureau des droits de l'homme de l'ONU, a exprimé son choc face à cette situation, déclarant que cela soulevait de nombreuses questions sur le ciblage des journalistes. Il a insisté sur le fait que toutes ces incidents doivent être investigués et que les responsables doivent être tenus pour compte.
Dans son communiqué, l'IDF a déclaré avoir identifié une caméra utilisée par le Hamas pour surveiller les activités des troupes israéliennes. Cependant, il n'a pas fourni de preuves à ce sujet. De plus, six des personnes tuées ont été qualifiées de terroristes.
Des manifestations ont eu lieu à travers Israël, les protestataires appelant le gouvernement à accepter un accord pour libérer les otages. Les routes ont été bloquées par des pneus enflammés, et des rassemblements ont eu lieu à Tel Aviv et dans d'autres villes.
Le gouvernement israélien a jusqu'à présent rejeté une proposition de cessez-le-feu acceptée par le Hamas, malgré un engagement antérieur. Le Premier ministre Netanyahu a affirmé que le gouvernement cherchait un accord différent pour libérer tous les otages en une seule fois.
Le ministère de la santé géré par le Hamas a rapporté que 75 corps de Palestiniens avaient été reçus dans ses installations au cours des dernières 24 heures. Israël a dévoilé un plan pour que son armée prenne le contrôle de la ville de Gaza, malgré l'opposition internationale et nationale.
Une organisation soutenue par l'ONU a confirmé qu'une famine était en cours dans la ville de Gaza et ses environs, affectant plus d'un demi-million de personnes. Le rapport a été qualifié de « mensonge manifeste » par Israël, qui nie l'existence de la famine dans le territoire.
La situation à Gaza reste critique, avec un nombre de morts dépassant 62 000 depuis le début des hostilités. La population est majoritairement déplacée, et les infrastructures de santé, d'eau et d'assainissement sont à l'arrêt. Les appels à la justice et à la paix se font de plus en plus pressants face à cette crise humanitaire.