La Maison Blanche a décidé de défendre le secrétaire à la santé, Robert F. Kennedy Jr, face à une semaine chaotique au sein des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Cette situation a suscité des appels à sa destitution de la part de plusieurs responsables politiques.
Stephen Miller, le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche, a qualifié Kennedy de « joyau de cette administration ». Cette déclaration fait suite au licenciement de la directrice du CDC, Dr Susan Monarez, pour ne pas être alignée avec l'agenda présidentiel. Jim O'Neill, le adjoint de Kennedy, a été nommé pour la remplacer.
Depuis, au moins trois dirigeants seniors du CDC ont démissionné en raison de frustrations liées à la direction de Kennedy et à sa politique vaccinale. Cette situation a poussé certains législateurs à demander la démission de Kennedy.
Kennedy, qui n'a pas de diplôme médical, a un passé en droit avant d'être nommé à la tête du département de la Santé et des Services humains (HHS). Ce département supervise plusieurs agences de santé aux États-Unis, y compris le CDC. Ses récentes décisions sur le financement et la réglementation des vaccinations ont suscité la colère des experts en santé publique.
Il a précédemment dirigé un groupe anti-vaccin et a souvent répété des affirmations largement démystifiées concernant les dangers des vaccins. Ses politiques soulèvent des inquiétudes quant à leur impact sur la santé publique.
Plusieurs sénateurs démocrates, dont Jon Ossoff, ont appelé à la démission de Kennedy, le qualifiant de « charlatan ». Le leader de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, a également exprimé son mécontentement, affirmant que Trump avait fait une erreur en le nommant à ce poste.
Des républicains, comme la sénatrice Susan Collins, ont également exprimé des inquiétudes concernant les événements au CDC. Collins a demandé une audience au Congrès pour examiner la situation actuelle au sein de l'agence.
Dr Debra Houry, ancienne médecin-chef du CDC, a déclaré que les politiques de Kennedy manquaient d'intégrité scientifique. Elle a averti que les démissions continuelles pourraient compromettre la capacité de l'agence à mener des recherches et à répondre aux épidémies.
Elle a également exprimé des craintes quant à la perturbation du calendrier vaccinal des enfants, ce qui pourrait entraîner la propagation de maladies évitables comme la polio et la rougeole.
La situation autour de Robert F. Kennedy Jr au sein du CDC soulève de nombreuses interrogations sur l'avenir de la santé publique aux États-Unis. Alors que des voix s'élèvent pour demander sa démission, Kennedy tente de restaurer la confiance et l'intégrité de l'agence. L'issue de cette crise pourrait avoir des implications significatives pour la santé des Américains dans les mois à venir.