
Les Iraniens ont tendance à cacher leur colère, mais elle peut rapidement éclater. Le 28 décembre, la chute de la monnaie a incité les commerçants du bazar de Téhéran à manifester dans les rues. Ce qui a commencé comme une réaction économique s'est rapidement transformé en un cri de désespoir politique.
Depuis treize jours, des slogans tels que « À mort Khamenei » et « À bas la dictature » résonnent à travers le pays. Ces chants témoignent d'un mécontentement profond envers le Guide suprême, qui incarne une autorité contestée. Les Iraniens expriment leur frustration face à un système qu'ils jugent oppressif.
Le Guide suprême, Ali Khamenei, est perçu comme le pilier du système. Selon Jonathan Piron, spécialiste du Moyen-Orient, « Aucune décision ne peut être prise sans son aval ». Cela renforce l'idée qu'il est le responsable ultime de la situation actuelle.
Les Iraniens lui reprochent non seulement la pénurie d'eau et d'électricité, mais aussi l'assèchement des rivières. Les difficultés quotidiennes, comme l'achat de pain et de viande, alimentent leur colère. La frustration est palpable dans toutes les classes sociales, exacerbée par des années de sanctions.
L'économie iranienne souffre depuis des décennies, en grande partie à cause des sanctions occidentales. Ces mesures ont fragilisé l'économie, créant un climat d'angoisse généralisée. La situation s'est détériorée encore plus depuis que Donald Trump a réactivé ces sanctions en 2018.
Les effets de ces sanctions se font sentir dans la vie quotidienne des Iraniens. La hausse des prix et la baisse du pouvoir d'achat sont des réalités auxquelles ils doivent faire face. Cela a contribué à un climat de mécontentement qui ne cesse de croître.
La colère des Iraniens face à leur situation actuelle est palpable et pourrait perdurer. Les manifestations récentes montrent un désir de changement et une volonté de s'opposer à un système jugé injuste. La combinaison de l'absence de responsabilité politique et des difficultés économiques pourrait continuer à alimenter ces tensions dans les mois à venir.