Une réunion importante est prévue le 26 août sur la plate-forme australienne de livestreaming Kick. Cet événement fait suite à la mort tragique de Jean Pormanove, un streameur français populaire, sur cette même plate-forme. Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a déclaré que ce serait son combat.
Ce mardi 26 août, Clara Chappaz se réunira avec toutes les parties prenantes, incluant le ministère de l’Intérieur et celui de la Justice. Elle souhaite comprendre les actions entreprises et les leçons à tirer de cette situation. Son objectif est de renforcer les moyens d'agir rapidement et efficacement.
La ministre a exprimé son engagement à travailler sans relâche pour mettre fin à ce qu'elle qualifie de Far West numérique. Cette réunion marque le début d'une initiative visant à améliorer la régulation des contenus en ligne.
Depuis les révélations de Mediapart en 2024, environ 80 signalements ont été déposés sur la plate-forme Pharos concernant les violences subies par Jean Pormanove. Clara Chappaz a souligné que ce cadre est celui qui doit être amélioré pour protéger les utilisateurs.
Dimanche, l'Arcom a déclaré ne pas avoir de compétence directe pour empêcher la diffusion de contenus sur Kick, en raison de l'absence de présence légale en France. Cependant, un responsable basé à Malte a été nommé pour faire le lien avec l'Arcom.
Clara Chappaz a qualifié les responsables de Kick de voyous du numérique, affirmant qu'ils tirent des milliards en exploitant des vulnérabilités. Elle a critiqué le manque de modération sur cette plate-forme par rapport à d'autres.
La situation de Jean Pormanove, qui est décédé lors d'une diffusion en direct, a mis en lumière les dangers potentiels des plateformes de livestreaming. Les autorités doivent désormais prendre des mesures pour assurer la sécurité des utilisateurs.
Jean Pormanove, connu sous son vrai nom Raphaël Graven, est décédé le 18 août après plus de 12 jours de live. Il a été violenté et humilié en direct, ce qui a suscité une vague d'indignation. Le procureur de la République a indiqué que l’autopsie n’a pas révélé d’intervention d’un tiers.
Les causes de sa mort, d’origine médicale et/ou toxicologique, restent à déterminer. Cette tragédie soulève des questions sur la responsabilité des plateformes de livestreaming et leur régulation.
La mort de Jean Pormanove a déclenché une réaction forte de la part des autorités françaises. Clara Chappaz s'engage à agir rapidement pour améliorer la sécurité sur les plateformes numériques. Cette réunion du 26 août sera cruciale pour établir des mesures concrètes afin de protéger les utilisateurs et d'éviter de futurs drames.