
La suractivité médiatique de l’eurodéputée Reconquête, Sarah Knafo, soulève des interrogations sur ses véritables ambitions présidentielles. Elle fait parler d’elle à droite, mais moins au RN. Le 24 novembre, elle a débattu à Strasbourg avec Nathalie Loiseau, eurodéputée de Renaissance.
Le lendemain, elle était l’une des invitées les plus en vue lors de la soirée du Journal du Dimanche au Dôme de Paris, où elle a multiplié les selfies, notamment avec Philippe de Villiers. Le JD News, version magazine du quotidien dominical, lui a déjà consacré deux couvertures.
Valeurs Actuelles a même publié un hors-série de 68 pages intitulé « Sarah Knafo de A à Z ». Cependant, il semble que le contenu de ce dossier soit de moins en moins pertinent. Éric Zemmour, quant à lui, est en pleine tournée de dédicaces pour son nouveau livre, « La messe n’est pas dite », un essai sur les racines judéo-chrétiennes de la France.
Ce livre n’a pas été envoyé aux journalistes politiques, ce qui pourrait indiquer que Zemmour commence à passer le relais du combat électoral à Knafo, son ancienne conseillère et compagne. Bien que les intéressés aient nié cette hypothèse, l’incarnation de Reconquête semble bien bicéphale.
Depuis leur interview conjointe au JDD à la fin août, Sarah Knafo et Éric Zemmour apparaissent comme les figures de proue de Reconquête. Cette dynamique partagée pourrait être le signe d’une évolution stratégique au sein du parti. Knafo, avec sa visibilité grandissante, attire l’attention des médias et du public.
Cette situation soulève des questions sur la direction que prendra Reconquête à l’avenir. La collaboration entre Knafo et Zemmour pourrait bien redéfinir les contours du mouvement. Les deux leaders semblent donc s’orienter vers une nouvelle phase de leur engagement politique.
En somme, la montée en puissance de Sarah Knafo dans les médias et son association avec Éric Zemmour laissent présager un changement significatif dans la stratégie de Reconquête. Alors que les ambitions présidentielles de Knafo se précisent, il reste à voir comment cette dynamique influencera le paysage politique français. L’avenir de Reconquête semble désormais entre les mains de ces deux figures emblématiques.