BUENODIA

Le Koweït affirme que plusieurs avions militaires US se sont écrasés, tous survivants

Avion militaire américain accidenté au Koweït, secouristes près de l’épave sur une piste d’atterrissage

Fumée près de l'ambassade et plusieurs avions américains s’écrasent : le Golfe bascule

Une colonne de fumée noire s’est élevée près de l’ambassade des États‑Unis dans la ville de Koweït, tandis que plusieurs avions militaires américains se sont écrasés sur le territoire koweïtien, marquant une nouvelle étape d’escalade au troisième jour des représailles iraniennes dans le Golfe. Ces incidents ont transformé une région longtemps perçue comme un havre de stabilité en un théâtre d’attaques imprévisibles, avec des répercussions immédiates sur les populations et les infrastructures.

Consignes de l’ambassade et réactions des autorités

L’ambassade a publié un communiqué appelant à « ne pas se rendre » sur les lieux en raison d’une « menace persistante d’attaques par missiles et drones » et a précisé que son personnel était « confiné sur place ». De leur côté, les autorités koweïtiennes ont confirmé que plusieurs appareils de combat américains s’étaient écrasés et que des opérations de recherche et de sauvetage avaient été déclenchées sans délai.

Recherche et secours : les équipages s’en tirent

Selon un porte‑parole du ministère de la Défense koweïtien, « nous confirmons que tous les membres de la tripulation ont survécu », et les équipages ont été évacués puis conduits à l’hôpital pour examens et soins; leur état a été qualifié de stable. Ainsi, les opérations de sauvetage ont permis d’éviter un bilan humain plus lourd, même si la situation reste tendue et sous surveillance.

Témoins, fumée et dégâts locaux

Des témoins ont signalé de la fumée s’élevant au‑dessus d’une centrale électrique dans le nord du pays, et les images recueillies sur place montrent un paysage marqué par des panaches noirs et des activités de secours. Parallèlement, la compagnie nationale Kuwait National Petroleum Company a indiqué que des débris étaient tombés sur la raffinerie de Mina Al Ahmadi et avaient blessé deux ouvriers; inquiète, une habitante ingénieure, Dana Abas, a raconté s’être précipitée pour stocker des produits de première nécessité.

Bilan humain plus large et nouvelles détonations

Depuis samedi, cinq personnes ont été tuées dans le Golfe, toutes de nationalité étrangère : une au Koweït, trois aux Émirats arabes unis et une à Bahreïn, ce qui souligne la portée transfrontalière des attaques. Lundi matin encore, de nouvelles explosions ont été entendues à Dubaï, Abou Dabi, Doha et Manama, renforçant le sentiment d’une crise qui s’étend bien au‑delà des sites militaires visés initialement.

Des cibles civiles désormais touchées

Les attaques iraniennes ont visé des bases militaires mais ont aussi atteint des infrastructures civiles — immeubles d’habitation, hôtels, aéroports et ports maritimes — élargissant ainsi la portée du conflit et frappant des cibles jusque‑là épargnées. De ce fait, la région, qui pendant des décennies a servi de plaque tournante sécurisée pour l’économie et l’énergie, se trouve désormais confrontée à une instabilité aux conséquences potentiellement lourdes pour les flux commerciaux et la vie quotidienne.

Dans ce contexte incertain, les autorités et les acteurs économiques surveillent de près l’évolution des incidents et la sécurité des infrastructures; la priorité immédiate reste la protection des civils et la prise en charge des blessés, tandis que la région tente d’évaluer l’ampleur des dégâts et les suites possibles de cette nouvelle phase de tensions.

Publié le : 2 mars 2026
link