
Le 14 février, un appel téléphonique entre Zelensky et un autre leader a marqué le début d'une série de rencontres diplomatiques. Ce mardi, ils se retrouveront à l'aéroport international de Genève pour aborder des discussions cruciales sur le programme nucléaire iranien. Dans le même temps, ils se tourneront vers Moscou et Kiev pour explorer les possibilités d'une paix encore lointaine.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche le 20 janvier 2025, un nouveau duo s'impose sur la scène diplomatique mondiale. Ce tandem est composé de Jared Kushner, gendre de Trump, et de Steve Witkoff, un promoteur immobilier. Leur domaine d'expertise n'est pas défini, mais leur méthode repose sur le deal, un concept cher au président MAGA.
Kushner, silhouette longiligne, a déjà été l'artisan des accords d'Abraham en 2020. Witkoff, quant à lui, est un ami de longue date de Trump, ayant partagé des décennies d'amitié dans le milieu des affaires. Leur relation, fondée sur un geste anodin dans les années 1980, a évolué en une alliance stratégique au sein de la diplomatie américaine.
Witkoff, décrit comme intelligent et ayant un excellent relationnel, utilise son capital sympathie pour obtenir des compromis. Son succès le plus tangible jusqu'à présent reste le cessez-le-feu à Gaza du 10 octobre 2025. Cependant, cette victoire est régulièrement menacée par des frappes israéliennes et le refus du Hamas de désarmer.
La tragédie personnelle de Witkoff, marquée par la mort de son fils Andrew, a humanisé son approche. Lors d'une rencontre avec les familles d'otages israéliens, il a exprimé son empathie, soulignant le courage des familles. Son partenaire, Kushner, demeure plus distant, mais ensemble, ils appliquent les méthodes du secteur immobilier à la diplomatie.
Leur style de négociation a suscité des critiques. Certains experts estiment que leur imprudence pourrait les mettre en danger. Witkoff a rencontré Vladimir Poutine sans interprète, une situation inédite qui a été perçue comme un défi aux protocoles de sécurité. Un membre de l’administration Trump a qualifié cette démarche de ridicule, soulignant les risques d'une telle approche.
De plus, des soupçons persistent quant à l'influence russe sur leur stratégie. Un appel téléphonique révélé par Bloomberg a suggéré que Witkoff aurait conseillé un agent russe sur la manière d'agir face à l'administration Trump. Cela soulève des questions sur la loyauté et les motivations derrière leurs actions diplomatiques.
Dans la région du Moyen-Orient, les résultats de leur action sont mitigés. Bien que leur profil d'hommes d'affaires puisse séduire certains interlocuteurs, cela a également nourri des critiques. La société de Kushner, Affinity Partners, a reçu un investissement de 2 milliards de dollars d'un fonds souverain saoudien, suscitant des inquiétudes sur ses intentions.
En dépit de leur présence constante sur les scènes diplomatiques, le duo peine à transformer cette exposition médiatique en résultats concrets. Les attentes croissantes se heurtent à une réalité frustrante, tant pour les acteurs régionaux que pour les observateurs.
En conclusion, le tandem Kushner-Witkoff représente une nouvelle ère de la diplomatie américaine, marquée par une approche axée sur le business. Cependant, leurs résultats, souvent décevants, soulignent les défis d'une méthode qui ne s'applique pas uniformément à tous les contextes diplomatiques. L'avenir de leur influence reste incertain, tant au Moyen-Orient qu'en Europe de l'Est.