
Comme presque chaque jour, Hugo descend jusqu’au rez-de-jardin de la Bibliothèque nationale François-Mitterrand. Cet étage, réservé aux chercheurs, se distingue par sa profondeur, située plusieurs dizaines de mètres sous l’immense esplanade de bois. En février, la grisaille enveloppe la capitale d'une faible lueur, rendant l'atmosphère encore plus sombre.
La salle, éloignée des baies vitrées qui offrent une vue sur le magnifique rectangle de verdure, est en partie plongée dans la pénombre. « L’objectif est maintenant de trouver une table avec de la lumière », déclare-t-il. Cependant, cette tâche s'avère difficile et nécessite des efforts.
Hugo explique que les magasiniers peuvent indiquer les tables où la lumière fonctionne. Ils notent ces informations sur un petit papier. Un trait signifie une lumière cassée, deux traits pour une seconde lumière hors service. Visuellement, il y a beaucoup de croix sur ces papiers, ce qui témoigne de la situation.
Un autre habitué des couloirs feutrés de la bibliothèque lâche ironiquement : « Un jour, il faudra peut-être venir avec nos lampes frontales pour travailler. » Cette remarque souligne l’ironie d’un lieu dédié à la connaissance, mais où la lumière fait défaut.
Malgré ces défis, l’atmosphère de la bibliothèque reste inspirante. Les chercheurs continuent à s’y rassembler, cherchant à plonger dans leurs travaux. La profondeur du lieu ajoute une dimension particulière à leur quête de savoir.
Les murs chargés d’histoire et les livres anciens créent un cadre propice à la réflexion. Les chercheurs, bien que confrontés à l’obscurité, trouvent toujours des moyens de surmonter ces obstacles.
En somme, la Bibliothèque nationale François-Mitterrand est un espace fascinant, malgré les défis d’éclairage. Hugo et les autres chercheurs continuent à y travailler, prouvant que la passion pour la connaissance peut briller même dans l’ombre.