
Jusqu’au bout, Jack Lang s’est accroché à son poste. Il affirmait être « blanc comme neige ». Jurant, il y a quelques jours encore, qu'il ne pensait pas à une « seconde » de quitter ses fonctions. Faisant mine de s’offusquer lorsqu'on l'interrogeait, il répondait : « C’est une plaisanterie ? »
Cependant, critiqué de toutes parts et convoqué par le Quai d’Orsay, Jack Lang a fini par baisser les armes. Ce samedi, l’ancien responsable politique a démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe, un poste qu’il occupait depuis janvier 2013.
Depuis le 2 février, Jack Lang est éclaboussé par des révélations concernant l’homme d’affaires américain Jeffrey Epstein. Ce dernier, violeur en série et pédocriminel, est décédé en prison en 2019. Les médias ont révélé que le nom de Lang était cité à 673 reprises dans des échanges avec Epstein.
De plus, il a été rapporté que la fille de Jack Lang, Caroline, était copropriétaire avec Epstein d’une société domiciliée dans les îles Vierges américaines. L’ancien ministre aurait également bénéficié de nombreuses largesses de la part de Jeffrey Epstein.
Il est important de noter qu’Epstein a financé à hauteur de 58 000 dollars une association composée de proches de Jack Lang. Ce financement a suscité de nombreuses interrogations sur les liens entre l’ancien ministre et le pédocriminel.
Les implications de ces révélations ont conduit à une pression croissante sur Lang, rendant sa position de plus en plus insoutenable. Sa démission marque un tournant dans cette affaire, soulignant l'impact des scandales sur la carrière politique.
En somme, la démission de Jack Lang de l’Institut du monde arabe illustre les conséquences des révélations choquantes entourant Jeffrey Epstein. Cette affaire met en lumière les défis auxquels font face les personnalités politiques lorsque leur réputation est entachée par des scandales. Les événements récents rappellent l'importance de la transparence et de l'intégrité dans la vie publique.