
Le leader suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a qualifié les manifestants anti-gouvernementaux de "fauteurs de troubles". Ces déclarations interviennent alors que les manifestations, qui ont débuté il y a plus de douze jours, se sont intensifiées, provoquant des appels à la fin de la République islamique.
Les manifestations ont éclaté en raison de la crise économique et sont devenues les plus importantes depuis des années. Les revendications vont jusqu'à demander la restauration de la monarchie. Selon des groupes de défense des droits humains, au moins 48 manifestants et 14 membres des forces de sécurité ont perdu la vie.
Les autorités iraniennes ont également envoyé une lettre au Conseil de sécurité des Nations unies, accusant les États-Unis d'avoir transformé les manifestations en actes de violence. Pendant ce temps, Donald Trump a déclaré que l'Iran était "dans de gros problèmes".
Les dirigeants du Royaume-Uni, d'Allemagne et de France ont exprimé leur préoccupation face à la violence exercée par les forces de sécurité iraniennes. Ils ont condamné le meurtre de manifestants et ont souligné que les autorités iraniennes doivent protéger leur population.
Le porte-parole de l'ONU a également déclaré que les gouvernements ont la responsabilité de garantir le droit à la manifestation pacifique. La communauté internationale suit de près la situation en Iran, où les rapports de violence se multiplient.
Les autorités iraniennes ont durci leur discours, avertissant qu'elles prendraient des mesures légales contre les manifestants qu'elles qualifient de "vandales armés". Le Conseil de sécurité nationale a précisé que des actions décisives seraient menées contre ceux qui perturbent l'ordre.
Les forces de sécurité ont déclaré qu'elles ne toléreraient pas les actes terroristes et continueraient leurs opérations jusqu'à la défaite complète des "plans ennemis". Cette position ferme souligne la tension croissante dans le pays.
Depuis le début des manifestations, l'Iran est sous un blackout Internet quasi-total, limitant la circulation d'informations. Cela a entraîné des difficultés pour les habitants, notamment l'impossibilité d'utiliser des distributeurs automatiques ou de payer par carte.
Des vidéos vérifiées montrent des manifestations dans plusieurs villes, avec des chants contre le régime. Les témoignages évoquent une augmentation de l'utilisation de la force par le gouvernement contre les manifestants, suscitant des inquiétudes quant à une escalade de la violence.
La situation en Iran reste extrêmement volatile. Les manifestations continuent de croître, alimentées par des frustrations économiques et politiques. Les réactions des autorités et de la communauté internationale pourraient influencer l'évolution des événements dans les jours à venir.