
En Cantabrie, l’écart salarial entre hommes et femmes grimpe à 21 % en 2024. Les femmes ont perçu en moyenne 5 489 € de moins par an que les hommes.
C’est le constat brutal du rapport « L’écart salarial entre les sexes par secteurs productifs », publié par l’Union Syndicale Ouvrière (USO) à l’occasion de la Journée internationale des femmes. Derrière ces chiffres froids se cachent carrières bridées, temps partiels subis et rémunérations invisibles : l’étude dissèque les disparités selon les secteurs et montre que l’inégalité n’est pas uniforme — elle s’aggrave ou s’atténue suivant où l’on travaille.
Pour une salariée moyenne en Cantabrie, 21 % signifie moins de pouvoir d’achat, d’épargne et de retraite. Quand on traduit le pourcentage en euros, le manque devient concret : 5 489 € en moins chaque année, de quoi payer plusieurs mois de loyer ou une année d’études supérieures. Ces pertes cumulées nourrissent l’écart de patrimoine entre hommes et femmes et prolongent la dépendance économique après une carrière professionnelle.
Le rapport de l’USO ne se contente pas d’aligner des pourcentages ; il pointe aussi la cartographie régionale de l’injustice. Cantabrie figure parmi les cinq communities où la béance salariale est la plus forte, un signal que l’on ne peut cantonner à quelques cas isolés. Selon l’étude, les différences varient fortement d’un secteur à l’autre : certains filières amplifient le fossé, d’autres le réduisent, mais aucun espace professionnel n’est totalement épargné.
Que faire ? Les leviers sont connus, même s’ils sont difficiles à actionner : transparence des salaires, audits réguliers, accords d’entreprise contraignants et politiques concrètes pour répartir les responsabilités familiales. Sans ces mesures, l’écart restera acceptable sur le papier et coûteux dans la vie réelle. La situation en Cantabrie rappelle que l’égalité salariale n’est pas une simple question de principe, mais un enjeu économique et social palpable pour des milliers de femmes.
En résumé : en 2024, la Cantabrie affiche un écart salarial de 21 %, soit 5 489 € de moins par femme et par an. Les chiffres sont clairs ; la réponse doit l’être aussi.