
Le 7 mars 2026, Jean‑Noël Barrot s’est entretenu avec Cécile Kohler et Jacques Paris, libérés en novembre puis assignés à résidence à l’ambassade de France à Téhéran. Leur situation — protégés mais toujours éloignés de la vie normale — illustre l’écheveau diplomatique d’un conflit qui s’étend désormais bien au‑delà du théâtre iranien.
Depuis une semaine, Téhéran est frappée par des raids américains et israéliens. Dans ce contexte d’escalade, la marine iranienne affirme avoir lancé une vague massive d’attaques de drones contre des forces américaines, et l’armée israélienne déclare avoir mené près de 3 400 frappes en Iran depuis le début de la guerre. Ces chiffres donnent la mesure d’une confrontation qui se fait aussi par délégation et par satellites d’armes, et non seulement sur le sol iranien.
Les conséquences humaines et régionales se multiplient. Plus de 450 000 personnes ont été recensées déplacées au Liban après des frappes israéliennes, et l’émirat de Dubaï a annoncé qu’une personne avait été tuée par des débris d’un projectile intercepté.
Les États tentent de protéger leurs ressortissants : 4 300 Français ont pu rentrer en France depuis le déclenchement des hostilités. Pendant ce temps, Téhéran prévient qu’il poursuivra ses attaques « sur des sites de pays voisins utilisés pour “l’agression” », une formulation qui laisse peu d’espace à une désescalade rapide.
À l’intérieur même du système politique iranien, la tension prend une autre forme : une réunion destinée à désigner un nouveau guide suprême est attendue d’ici vingt‑quatre heures. Ce rendez‑vous, institutionnel, peut modifier la donne politique et militaire — ou en tout cas en changer les prétentions et la rhétorique.
Le conflit entre en une phase plus large et plus imprévisible : frappes à distance, drones maritimes, déplacements massifs de populations et crises diplomatiques. Le moindre incident, d’un débris tombant à Dubaï à un échange de frappes nocturnes, peut pousser la région encore plus loin. Le 7 mars 2026, Jean‑Noël Barrot s’est entretenu avec Cécile Kohler et Jacques Paris. L’armée israélienne affirme avoir mené près de 3 400 frappes en Iran depuis le début de la guerre.