
Les Libéraux de Carney sont de retour à la Chambre des communes, mais ils sont toujours à la recherche d'une majorité. Selon certaines sources, ils pourraient être proches d'assurer cette majorité, tandis que d'autres estiment qu'une élection générale pourrait être imminente. Le premier ministre Mark Carney a quitté Zurich, en Suisse, et la session parlementaire reprend après une pause.
Des sources libérales de haut niveau indiquent que la prochaine session de la Chambre des communes n'a pas de résultat clair. Les Libéraux tentent de faire avancer leur agenda législatif dans un Parlement minoritaire, sans soutien évident des Conservateurs, du Bloc Québécois ou du NPD. Malgré des efforts, ils n'ont pas réussi à attirer d'autres députés pendant la pause.
À leur retour, les Libéraux se retrouvent avec deux sièges de moins qu'une majorité, suite à la démission de Chrystia Freeland. De plus, aucun remaniement ministériel n'a eu lieu, laissant certains députés québécois avec des portefeuilles supplémentaires. Un autre député libéral, Bill Blair, devrait également se retirer pour un poste diplomatique.
Bien que les députés soient de retour à Ottawa, tous les regards seront tournés vers Calgary le week-end suivant. La révision de la direction de Pierre Poilievre, le leader conservateur, aura lieu lors de la convention du parti. Certains libéraux estiment que les résultats pourraient avoir un impact significatif sur la dynamique politique.
Au cours de la dernière session, le caucus de Poilievre a perdu trois députés, dont deux ont rejoint les Libéraux. Un troisième député, Matt Jeneroux, a annoncé son départ imminent. Les sources libérales ont discuté avec d'autres députés de différents partis, mais ces discussions semblent s'être arrêtées récemment.
Dans une lettre adressée au premier ministre, Poilievre a proposé de collaborer pour accélérer certains projets de loi et diversifier le commerce canadien. Il a critiqué le gouvernement pour son manque d'efficacité, affirmant que seulement deux projets de loi avaient été adoptés depuis son entrée en fonction. Il a également proposé de soutenir le projet de loi sur la réforme de la libération sous caution, à condition que le comité de la justice suspende le débat sur un autre projet de loi.
Les Conservateurs ont prévu d'utiliser leur journée d'opposition pour débattre de leur loi sur la souveraineté, qui vise à abolir certaines taxes et à faciliter les grands projets. Poilievre a déclaré que les députés conservateurs étaient prêts à adopter des lois concernant des accords commerciaux négociés avant l'arrivée de Carney.
Si les Libéraux ne profitent pas de l'offre de Poilievre pour accélérer la réforme de la libération sous caution, ils devront faire face à des débats sur trois projets de loi criminels. L'un d'eux, qui vise à protéger les enfants et les victimes de violence basée sur le genre, sera débattu prochainement. Une autre priorité libérale sera l'adoption de la loi d'application du budget, qui pourrait devenir un vote de confiance.
Les sources libérales indiquent qu'il n'est pas souhaitable d'aller aux élections. Cependant, la situation actuelle est fluide, et il reste à voir comment les débats se dérouleront, ce qui pourrait préparer le terrain pour une éventuelle élection au printemps.
Les Libéraux de Carney se trouvent à un moment critique, cherchant à naviguer dans un paysage politique incertain. Avec des défis à relever et des opportunités potentielles, la prochaine session de la Chambre des communes sera déterminante pour leur avenir. La collaboration avec les autres partis pourrait s'avérer essentielle pour avancer dans leur agenda législatif.