
Avec sa fermeture définitive, le Helicoide laissera derrière lui un passé sombre de tortures et de violations des droits humains, typique des pires dictatures contemporaines. Ce lieu, autrefois conçu comme un centre commercial futuriste, est devenu une véritable mazmorre sous le régime chaviste.
La géographie de l'infamie s'étend de la prison S21 de Tuol Sleng en Cambodge jusqu'à Guantánamo, en passant par des lieux tels que la ESMA en Argentine. Le Helicoide, avec son architecture unique, est devenu un symbole de la répression au Venezuela.
Les témoignages de ceux qui y ont été détenus révèlent des conditions inhumaines. Les cellules, sombres et étroites, manquent de lumière et de ventilation. Les prisonniers décrivent des espaces où l'odeur de la décomposition est omniprésente, et où la salubrité est inexistante.
Les méthodes de torture au Helicoide se sont intensifiées avec l'influence de l'intelligence cubaine. Les détenus subissent des interrogatoires incessants dans des conditions dégradantes. Loren Saleh, un activiste, a décrit ce lieu comme un centre de torture plutôt qu'une simple prison.
D'autres prisonniers, comme Juan Requesens, évoquent la perte de la notion du temps. L'incertitude quant à la nuit ou au jour fait partie intégrante du châtiment infligé par le régime.
Il n'existe pas de liste officielle des décès au Helicoide, mais de nombreux cas ont été documentés par des ONG. Des personnes comme Fernando Albán et Rodolfo González ont perdu la vie sous la garde des autorités, souvent à cause des conditions de détention extrêmes.
Les familles des tortionnaires vivent à proximité, dans des conditions normales, tandis que les détenus subissent des traitements inhumains. Cette situation crée une angoisse permanente parmi les proches des prisonniers.
Les familles des prisonniers politiques, comme María Márquez, attendent avec impatience une éventuelle amnistie. Cependant, les annonces de libération sont souvent accompagnées de conditions restrictives, laissant les familles dans l'incertitude.
Le régime ne libère pas la moitié des prisonniers, et les familles organisent des veillées, espérant des nouvelles. La fermeture du Helicoide est perçue comme une nécessité, mais la méfiance demeure quant à l'avenir des détenus.
Le Helicoide est devenu un symbole tragique de la répression au Venezuela. Les témoignages des survivants mettent en lumière les horreurs vécues dans ce lieu. Alors que le régime promet des changements, la réalité des prisonniers reste désespérément sombre.