
À rugir de plaisir ! Netflix frappe fort en ce début d’année avec « Les Lionnes », une série française qui bouscule les codes du polar et du braquage. Au cœur de l’action, cinq femmes ordinaires, un peu cabossées par la vie, prêtes à tout pour sortir de la galère. Entre adrénaline, émotions et rires, découvrons pourquoi il faut absolument regarder cette fiction événement, lancée le 5 février, produite par Jonathan Cohen.
Le pitch est simple et efficace : cinq femmes, habitantes de la cité des Trévises, décident de braquer une banque déguisées en hommes. Le premier coup leur rapporte 36 280 euros, une somme déjà énorme pour elles. Elles récidivent, prises dans un engrenage qui les dépasse, attirant l’attention de la police, des politiques et des voyous.
Tous sont persuadés d’avoir affaire à des mercenaires chevronnés, loin d’imaginer qu’il s’agit en fait de mères de famille et de travailleuses invisibles. Le scénario, rythmé, ne laisse aucun répit au spectateur, multipliant les rebondissements entre poursuites, planques et coups tordus.
L’action se déroule dans le sud de la France, offrant à la série une identité locale forte et une atmosphère solaire. Le point fort des « Lionnes » ? Sans conteste ses actrices. Cinq femmes forment une équipe attachante, portée par une alchimie rare à l’écran.
Rebecca Marder est bluffante en Rosi, mère de deux enfants, surendettée et vivant avec 30 euros par semaine. Mention spéciale à Zoé Marchal, magistrale jeune femme bipolaire, rêveuse et fragile, aspirant à devenir esthéticienne tout en vivant chez ses parents.
Naidra Ayadi incarne Sofia, une battante jonglant entre trois enfants et une mère à charge. La plus jeune de la bande, Tya Deslauriers, étudiante amoureuse d’une fille riche, complique son existence. À leurs côtés, Pascale Arbillot campe Chloé, mariée à un politicien opportuniste.
« Les Lionnes » jongle entre comédie noire et drame social. Les héroïnes sont attachantes et on rit souvent en suivant ces braqueuses dépassées par les conséquences de leurs actes. On s’attache à leurs failles, à leurs rêves brisés, à leurs espoirs fous.
Le regard porté sur la cité, la violence des dealers et la corruption des politiques est sans concession, mais toujours teinté d’humanité et d’humour. Impossible de décrocher tant le rythme est soutenu. Chaque épisode apporte son lot de surprises, de dangers et de dilemmes moraux.
Les Lionnes doivent composer avec des adversaires redoutables : trafiquants de drogues, policiers et politiciens. Heureusement, Jonathan Cohen, producteur de la série, est parfait en banquier naïf, embarqué dans une histoire d’amour inattendue avec Rosi.
« Les Lionnes » est une série à ne pas manquer, alliant humour et drame avec brio. François Damiens, en politique populiste, est également parfait dans son rôle. À la fin de la saison, on peut espérer une saison 2, tant l’engouement est fort.