
Les dernières sondages réalisés depuis l'annonce des élections anticipées en Aragon indiquent clairement que le président actuel, Jorge Azcón, ne devrait pas rencontrer de grandes difficultés pour renouveler sa victoire de 2023. Cependant, la présence de Vox pourrait compliquer son mandat.
Azcón est conscient des défis potentiels que Vox représente. En effet, le parti de Santiago Abascal pourrait nuire à sa réélection s'il maintient une attitude agressive, semblable à celle observée en Extremadura. Pour contrer cela, Azcón a commencé sa campagne en ciblant les deux principaux groupes d'électeurs de Vox : les jeunes et le secteur agricole.
Pour attirer les jeunes, il a fait appel à Isabel Díaz Ayuso. Cette stratégie vise à renforcer son soutien dans une région où la compétition politique est de plus en plus intense. Cependant, la lutte pour la droite en Aragon ne se traduit pas par un conflit direct entre les leaders du PP et de Vox, qui étaient autrefois de vieux amis.
Tant Azcón que le leader de Vox centrent leur discours sur les critiques à l'égard de la gestion de Pedro Sánchez. Ils s'attaquent également à la candidate socialiste, Pilar Alegría. Azcón a souvent exprimé que l'ex-ministre de l'Éducation est revenue en Aragon « obligée » par Ferraz, soulignant ainsi son manque d'autonomie.
Une photo utilisée par Alegría pour sa campagne a attiré l'attention. Contrairement à l'original, qui présentait le logo du PSOE, son affiche est en couleur et ne montre pas les initiales. Azcón a réagi en disant que si Alegría avait honte de son parti, elle devait l'expliquer aux Aragonais.
En réponse aux critiques d'Azcón, Alegría a abordé la situation avec humour. Lors d'une interview, elle a déclaré que son affiche était claire et révélait ses priorités. Elle a insisté sur l'importance de gouverner l'Aragon depuis l'Aragon et de défendre les droits des Aragonais avec une perspective socialiste.
Alegría a fait ces déclarations lors d'un événement à Utebo, où elle était entourée d'autres femmes. Elle cherche à regagner la confiance des électeurs après les polémiques récentes, notamment son rencontre avec Paco Salazar et les accusations d'abus au sein du PSOE.
En résumé, les élections en Aragon s'annoncent compétitives. Jorge Azcón doit naviguer entre les défis posés par Vox et les critiques de son opposition. La campagne de Pilar Alegría, quant à elle, met en lumière ses priorités et son engagement envers les Aragonais. Le résultat de ces élections pourrait avoir des répercussions significatives sur la politique régionale.