
Depuis la mise en place de la Cellule Accueil Écoute, 37 prêtres ou religieux ont été accusés d’avoir commis des abus sexuels. Ce rapport annuel, lancé en 2016, vise à écouter et recenser les victimes d'abus dans l'Église, dans un département marqué par ces affaires.
Au cours de cette troisième année, la Cellule Accueil Écoute a accueilli neuf nouvelles victimes, toutes mineures au moment des faits. Monseigneur Jacques Benoit-Gonnin, évêque de l’Oise, a déclaré que cela porte à plus de 80 le nombre de victimes connues dans le diocèse. Les auteurs présumés incluent un laïc et sept membres du clergé.
En tout, 37 prêtres ou religieux sont accusés. Parmi eux, trente sont décédés, un a une charge ecclésiale limitée, six sont retraités, et deux résident encore dans l'Oise. Cette situation soulève des préoccupations quant à la surveillance des prêtres retraités.
Il est crucial de s'assurer que les prêtres retraités n'exercent plus de charge pastorale. Roger Matassoli, un prêtre pédophile, a continué à exercer malgré des alertes. L'évêque a reconnu qu'il avait pris des mesures, mais que celles-ci n'avaient pas été respectées.
Le renvoi de l'état clérical dépend d'un procès et de l'approbation de Rome. Les autorités ecclésiastiques affirment qu'il est nécessaire de signaler les abus, mais que l'enquête incombe au parquet.
Un collectif de victimes a récemment demandé la création d'une commission d'enquête indépendante sur les abus sexuels commis par des religieux. Ils souhaitent que l'Église agisse concrètement pour établir les faits et reconnaître les responsabilités.
Bien que le diocèse ait rejeté cette demande, il encourage les victimes à témoigner. Monseigneur Benoit-Gonnin a déclaré qu'il est important que la loi du silence ne perdure pas et que les victimes puissent s'exprimer.
La situation des abus sexuels dans l'Église de l'Oise reste préoccupante. Les efforts pour écouter les victimes et assurer la transparence sont essentiels. L'évêque invite tous ceux qui ont été témoins d'abus à se manifester, soulignant l'importance d'une réparation morale, même si la réparation complète est impossible.