
La conférence de Rima Hassan, prévue le 27 février à l’École normale supérieure de Paris-Saclay, a été annulée. Cette décision fait suite à l’agression mortelle d’un jeune militant nationaliste à Lyon. L’incident s'est produit lors d’une conférence de l’eurodéputée Insoumise, comme l’a rapporté la direction de l’école.
Selon le service de communication de l’ENS, l’annulation de la conférence a été confirmée, précisant que cela était dû aux événements récents à Lyon. La FSU, syndicat des personnels, avait organisé cette conférence sur le plateau de Saclay, mais elle a dû faire face à cette situation tragique.
Rima Hassan a contesté l’annonce de l’annulation, déclarant sur X que sa conférence avait seulement été décalée. Cette déclaration a suscité des interrogations sur la gestion de l’événement et la communication autour de celui-ci. La situation semble donc être plus complexe qu'un simple report.
En parallèle, l’incident à Lyon a mis en lumière des questions de sécurité lors des événements politiques. Un jeune militant, Quentin Deranque, a été gravement blessé lors de l’agression et est décédé des suites de ses blessures. Cette tragédie a conduit à des préoccupations croissantes concernant la sécurité lors des conférences.
Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a été attaqué par plusieurs personnes cagoulées alors qu'il était présent à la conférence de Rima Hassan à Sciences-po Lyon. Il était là pour assurer la sécurité des militantes du collectif identitaire Némésis. Cette agression a eu des conséquences tragiques, entraînant un traumatisme crânien grave.
Sa mort a profondément choqué la communauté et a soulevé des questions sur la violence politique. L’ENS a affirmé que l’établissement agit pour garantir la sécurité des étudiants et du personnel, tout en maintenant un dialogue ouvert sur ces enjeux.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a réagi en affirmant qu'il n’y aurait pas d'autres meetings dans les universités si un risque de trouble à l’ordre public était avéré. Il a également précisé avoir envoyé une circulaire aux préfets et aux recteurs pour les informer de cette directive.
Cependant, il a souligné que la décision finale reviendrait aux présidents d’universités. Cela montre la complexité de la situation et la nécessité d'une gestion prudente des événements académiques dans ce contexte de tensions politiques.
En conclusion, l’annulation de la conférence de Rima Hassan met en lumière des enjeux de sécurité dans le cadre des événements politiques. Les conséquences de l’agression à Lyon soulèvent des questions cruciales pour les établissements d'enseignement supérieur. La situation nécessite une attention particulière pour assurer un environnement serein pour tous.