
Au lendemain de l’annonce de la mort du jeune militant, le parquet de Lyon a indiqué chercher à identifier les auteurs directs de l’agression mortelle de Quentin. Les enquêteurs ont pu recueillir plusieurs témoignages significatifs sur les événements survenus à Lyon.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a accusé « l’ultra-gauche » d’être à la manœuvre dans cette affaire. Cette déclaration a été faite après la mort de Quentin, survenue en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan.
Laurent Nuñez a pointé du doigt la responsabilité de la Jeune Garde, qui a rejeté toute implication, l’organisation étant dissoute. Il a déclaré sur France 2 : « On verra si on confirme ou on infirme que c’était l’ultra-gauche, mais manifestement c’était l’ultra-gauche qui était à la manœuvre ».
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a également affirmé que « c’est manifestement l’ultragauche qui a tué » Quentin. Ces déclarations ont suscité de vives réactions au sein de la classe politique.
Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour coups mortels aggravés et violences aggravées suite à la mort de Quentin Deranque, âgé de 23 ans. Les circonstances de l'agression, notamment l'usage d'armes et la dissimulation du visage, aggravent la situation.
Le procureur de Lyon tiendra un point presse lundi à 15 heures pour faire le point sur l’avancée de l’enquête. Les témoignages recueillis jusqu'à présent vont dans le sens d'une implication de militants antifascistes dans l'agression.
Le président Emmanuel Macron a lancé un appel « au calme, à la retenue et au respect », tout en dénonçant les expressions antisémites d’un parti qu’il considère comme étant à l’extrême gauche. Cette situation a mis en lumière les tensions politiques croissantes en France.
Le collectif identitaire Némésis, proche de l’extrême droite, a déclaré que Quentin aurait été agressé par des militants antifascistes. Cette version des faits a été largement relayée dans les médias.
La Jeune Garde, ayant suspendu toutes ses activités en attente d’une décision du Conseil d’État concernant sa dissolution, a déclaré qu’elle ne saurait être tenue responsable des événements tragiques survenus à Lyon. Cette déclaration a été faite dans un communiqué signé de son avocate, Me Aïnoha Pascual.
Cette situation soulève des questions sur la responsabilité des organisations politiques dans des actes de violence et sur le climat de tension qui règne actuellement.
La mort de Quentin a déclenché une onde de choc au sein de la société française. Les accusations entre différentes factions politiques soulignent les tensions croissantes et la nécessité d’une enquête approfondie. Les résultats de cette enquête pourraient avoir des répercussions importantes sur le paysage politique français.