
Emmanuel Macron a pris la parole suite à la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon. Le président de la République suit de près la situation, selon son entourage. Il a souligné l'importance d'éviter tout engrenage de violence, alors qu'il est en visite officielle en Inde depuis lundi soir.
Une semaine après les événements tragiques, la garde à vue des onze personnes interpellées dans le cadre de l'enquête se termine ce jeudi. Ces individus devraient être présentés à un juge à Lyon en fin de journée pour une éventuelle mise en examen.
Le militant de 23 ans a été attaqué le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, alors qu'il assurait la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Ces militantes manifestaient contre la présence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences-po Lyon.
Le décès de Quentin Deranque a suscité de vives critiques à l'encontre de La France insoumise. En effet, trois proches du député LFI Raphaël Arnault font partie des personnes interpellées. Des appels à la démission de ce dernier ont été lancés, mais Manuel Bompard a refusé cette option ce jeudi.
Jordan Bardella, président du RN, a appelé à établir un cordon sanitaire face à LFI et à renforcer les mesures contre les groupuscules violents. Cette situation a également tendu les relations entre LFI et le Parti socialiste.
L'ex-président François Hollande, actuellement député PS, a exprimé qu'il ne pouvait pas y avoir d'alliances au second tour des municipales entre le PS et LFI. Cette déclaration souligne les tensions croissantes dans le paysage politique français.
La mort de Quentin Deranque a mis en lumière des tensions politiques et sociales en France. Les réactions d'Emmanuel Macron et des différents partis montrent l'importance de gérer cette crise sans aggraver la situation. La vigilance est de mise pour éviter tout débordement.