
Le samedi 10 janvier, sur le plateau de « Quelle époque ! » sur France 2, Jean-Michel Aulas a fait sensation. Il n'a pas pu s'empêcher de lancer une pique au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet. Cette séquence a provoqué des rires dans le public, illustrant le ton offensif que l'ancien président de l'Olympique lyonnais souhaite donner à sa campagne pour les municipales de 2026.
Lors du traditionnel « photocall », les invités doivent réagir à des photos de personnalités. Après Emmanuel Macron et Gabriel Attal, c'est Grégory Doucet qui apparaît. La réaction d'Aulas est immédiate : « C’est qui ? », dit-il avec ironie. La journaliste répond rapidement, et Aulas finit par déclarer : « Tu as trop dénaturé la ville », s'adressant directement à Doucet.
Au-delà de cet échange, la présence d'Aulas dans cette émission très regardée a suscité des critiques. Des élus lyonnais, tels que Sandrine Runel et Anaïs Belouassa Cherifi, ont dénoncé une inégalité de traitement entre candidats. Ils estiment qu'une telle exposition médiatique nationale donne un avantage à Aulas, représentant de la droite et du centre.
Cette polémique s'inscrit dans un climat de campagne déjà tendu. Aulas a multiplié les sorties controversées sur des sujets sensibles comme le sans-abrisme et l'immigration. Ses déclarations ont été jugées « maladroites » par la gauche et par plusieurs associations.
Jean-Michel Aulas, âgé de 76 ans, a officialisé sa candidature en septembre 2025. Il bénéficie du soutien d'une large coalition de droite et du centre, incluant LR, Renaissance, UDI et Horizons. Selon un sondage OpinionWay réalisé en décembre, il est le grand favori avec 46 % des intentions de vote.
Dans une hypothèse de second tour face à Grégory Doucet, Aulas pourrait remporter l'élection avec 60 % des voix. De son côté, Doucet, 52 ans, défend son bilan après presque cinq ans de mandat, crédité de 25 % des intentions de vote dans le même sondage.
Grégory Doucet, en tant que premier maire écologiste de Lyon, a mis en place plusieurs initiatives. Parmi celles-ci, la végétalisation de la ville avec près de 12 000 arbres plantés. Il a également favorisé le développement des mobilités douces, avec une hausse de 60 % de l’usage du vélo prévue en 2025.
Enfin, la mise en place de la Zone à Faibles Émissions est une autre mesure phare de son mandat. Cependant, ces initiatives sont vivement critiquées par l'opposition, qui évoque des travaux incessants et une dénaturation de la ville.
La course à la mairie de Lyon se profile comme un affrontement serré entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet. Les récentes provocations d'Aulas ajoutent du piquant à cette compétition. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer qui parviendra à séduire les électeurs lyonnais.