
Jean-Michel Aulas est le grandissime favori des prochaines élections municipales à Lyon (Rhône). Tous les sondages montrent qu'il caracole en tête des intentions de vote. L’ancien président de l’Olympique lyonnais forme un binôme avec Véronique Sarselli (Les Républicains, LR), candidate aux métropolitaines. Ce duo est également soutenu par Renaissance, le parti présidentiel.
À bientôt 77 ans, Jean-Michel Aulas est donc le principal adversaire de Grégory Doucet, le maire sortant. Mercredi, trois proches de l’écologiste ont publié sur le site d’Actu Lyon une tribune au ton offensif à l’encontre du projet mené par l’entrepreneur. Dans ce texte, Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône ; Laurent Bosetti, adjoint au maire, et Olivier Berzane, maire sortant du VIIIe arrondissement de Lyon, taillent en pièces un programme plein de contrevérités et d’approximations.
Les alliés de Grégory Doucet pointent du doigt le projet de « méga tunnel » de 8 km défendu par le tandem Aulas-Sarselli. Cette solution est mise en avant pour décongestionner Lyon « à l’horizon 2036-2037 ». Sandrine Runel, Laurent Bosetti et Olivier Berzane raillent également la nouvelle ligne de métro promise par les favoris du scrutin, qui vise à mieux desservir l’ouest lyonnais, mais aussi l’est, notamment la LDLC Arena, propriété du fils de l’ex-président de l’OL.
Ces projets sont respectivement chiffrés à 4 et 6 milliards d’euros. Les signataires de la tribune soulignent également les coûts de fonctionnement annuels. Ils évoquent la gratuité des TCL (uniquement pour les Lyonnais) à 47 M€ par an, ainsi que la gratuité de la cantine et du périscolaire à 30 M€ par an, et d'autres mesures pour plus de 24 M€ par an.
Les auteurs de la tribune appellent Jean-Michel Aulas à faire preuve de sérieux, de transparence et d’honnêteté. Ils déclarent : « Nous pensions avoir quitté cette époque politique où une élection était l’occasion de tout promettre, sans intention réelle de mettre en œuvre les mesures proposées ». Tous trois craignent que ces mesures débouchent soit sur une hausse de la fiscalité locale, soit sur une « destruction massive des services publics de la ville », redoutant la suppression de plus de 2 000 postes d’agents publics.
« Faut-il y voir une forme de mépris, voire de haine, envers le service public ? », s’interrogent-ils. De son côté, la liste de Grégory Doucet promet d’investir dans le service public. Ils affirment que cela réduit les inégalités, facilite le quotidien, assure notre sécurité et contribue à nous protéger des aléas climatiques.
Le premier tour des élections municipales et métropolitaines est programmé le 15 mars. Le second tour aura lieu le dimanche suivant, le 22 mars. Ces élections s’annoncent cruciales pour l’avenir de Lyon et de ses habitants.
Les élections municipales à Lyon s’annoncent particulièrement disputées, avec Jean-Michel Aulas en tête des sondages. Les critiques de son programme soulignent des enjeux importants pour la ville. Les prochaines semaines seront déterminantes pour l’avenir politique de Lyon.