
Emmanuel Macron a défendu la position de la France lors du Conseil des ministres, affirmant que « nous avons réagi et agi par étapes ». Cette déclaration fait écho aux critiques concernant sa réponse jugée trop clémente envers les États-Unis après la capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro. La polémique a rapidement pris de l'ampleur, notamment du côté de l’Élysée.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a souligné que cette capture « contrevenait au principe de non-recours à la force ». Malgré cela, Emmanuel Macron n'a pas explicitement condamné l'opération lancée par Donald Trump, suscitant des critiques de divers partis, du Rassemblement national à La France insoumise.
Suite à la réunion, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré que la France « n’approuve pas » la méthode utilisée pour renverser Maduro, le qualifiant de « dictateur ». Elle a précisé que cette opération n'était « ni soutenue ni approuvée » par la France, affirmant ainsi le respect du droit international.
Macron a insisté sur le fait que « la transition doit être démocratique et pacifique » et a réaffirmé le respect de la souveraineté du Venezuela. Ces déclarations montrent une volonté de maintenir une position équilibrée face à la situation complexe en Amérique latine.
Les réactions à la prise de position de Macron ne se sont pas fait attendre. Dominique de Villepin a qualifié la réponse du président de « aveugle et irresponsable ». Il a rappelé son engagement contre la guerre en Irak, soulignant l'importance de respecter le droit international.
Maud Bregeon a également critiqué les réactions de certains partis, évoquant un « deux poids, deux mesures ». Elle a souhaité que des personnalités politiques, comme Jean-Luc Mélenchon, aient montré le même soutien à l'Ukraine lors de son invasion par la Russie.
Lors d'une manifestation à la Place de la République, Jean-Luc Mélenchon a appelé à la « libération et le retour immédiat de Nicolás Maduro ». Ces propos ont été vivement critiqués par Maud Bregeon, qui a souligné que demander le retour d'un dictateur interrogeait sur le rapport à la démocratie.
Cette situation met en lumière les tensions politiques en France et les divergences d'opinion sur la manière de traiter les crises internationales. Les appels à l'action et les déclarations publiques continuent de faire débat au sein de la classe politique.
La capture de Nicolas Maduro a engendré des réactions diverses en France, mettant en avant des tensions internes au gouvernement. Emmanuel Macron, tout en affirmant le respect de la souveraineté du Venezuela, fait face à des critiques sur sa gestion de la situation. Cette affaire souligne l'importance du droit international et des principes démocratiques dans les relations internationales.