
La guerre au Moyen‑Orient prend de l’ampleur et les puissances extérieures se redéploient. À bord du porte‑avions « Charles‑de‑Gaulle », Emmanuel Macron a voulu tracer une ligne claire : « Nous ne participons pas à un conflit en cours ». Tout en insistant sur le caractère « purement défensif » de la mission, il a annoncé l’envoi d’un groupe naval renforcé — huit frégates, deux porte‑hélicoptères amphibies et le porte‑avions « Charles‑de‑Gaulle » — afin de rouvrir le détroit d’Ormuz et d’escorter les navires « après la sortie de la phase la plus chaude du conflit », pour préserver le transport de pétrole et de gaz.
La tension explose à Téhéran. Des milliers de personnes se sont rassemblées sur une place centrale pour prêter allégeance au nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei. En réaction à cette montée en puissance, Israël affirme avoir mené des frappes « de grande ampleur » et simultanées visant des infrastructures à Téhéran, à Ispahan et dans le sud du pays.
La roue de la diplomatie tourne à plein régime : Vladimir Poutine a écrit assurer au nouveau Guide suprême « un soutien indéfectible » et a ajouté que « la Russie a été et restera un partenaire fiable » de l’Iran. De l’autre côté de l’Atlantique, Donald Trump a déclaré qu’il n’était « pas content » de l’élection de Mojtaba Khamenei, signe que le dossier irano‑israélien polarise bien au‑delà de la région.
Le conflit se propage aux voisins. Hezbollah, par la voix de Mohammad Raad, a juré de « poursuivre le combat contre Israël, quel qu’en soit le prix », affirmant que la « résistance » est la seule option pour « préserver notre honneur ». Le président libanais, Joseph Aoun, a violemment critiqué le groupe, l’accusant de vouloir provoquer « l’effondrement du Liban ». En conséquence, le Parlement libanais a décidé de reporter de deux ans les élections législatives prévues en mai, invoquant « la guerre » comme motif.
La lutte met aussi en cause des espaces aériens et des alliances militaires. Un second missile tiré d’Iran a été détruit par l’OTAN dans l’espace aérien turc ; des fragments sont retombés dans des champs à Gaziantep sans faire de victimes. Cette interception illustre le risque d’un embrasement plus large, où chaque incident peut entraîner une riposte plus dure et des réactions en chaîne.
Des milliers de personnes se sont rassemblées place centrale de Téhéran pour prêter allégeance à Mojtaba Khamenei. Un missile iranien a été détruit par l’OTAN dans l’espace aérien turc; des fragments sont retombés à Gaziantep, sans victimes.