
Le président français Emmanuel Macron exprime sa satisfaction face à la fin de la « dictature Maduro ». Suite à la capture de Nicolás Maduro ce samedi, il appelle à une transition pacifique et démocratique au Venezuela. Dans un message sur X, Macron souligne que Maduro a gravement porté atteinte à la dignité de son peuple en confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales.
Macron plaide pour que cette transition soit menée « au plus vite » par Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l’opposition pour la présidentielle de 2024. Cette démarche vise à respecter la volonté du peuple vénézuélien, selon le président français.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a aussi réagi. Il a condamné la capture de Maduro par les forces américaines, qualifiant l'opération de contrevenante au droit international. Barrot a insisté sur le fait qu'« aucune solution politique durable » ne peut être imposée de l’extérieur.
Dans ce contexte, Emmanuel Macron a eu des discussions avec Donald Trump et le président argentin Javier Milei. Ces échanges visent à coordonner les efforts pour assurer la sécurité des ressortissants français en ces temps incertains.
Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise, a dénoncé le pur impérialisme américain lors d'un rassemblement à Paris. Il a critiqué le silence d'Emmanuel Macron et a appelé à la libération immédiate de Maduro. Mélenchon, souvent accusé de soutenir Maduro, a fermement récusé cette idée.
Il a également affirmé que le narcotrafic est un prétexte utilisé pour justifier l'attaque, tandis que les véritables motivations sont liées aux réserves de pétrole du Venezuela. Il a insisté sur le fait que la position de Macron ne représente pas la voix de la France.
La majorité des responsables politiques en France ont adopté une position équilibrée. Ils dénoncent l'attaque américaine tout en évitant de soutenir Maduro. Olivier Faure, patron du PS, a déclaré que cet acte doit être unanimement condamné, quel que soit son opinion sur Maduro.
Raphaël Glucksmann a exprimé des inquiétudes concernant un monde où prévaut la loi du plus fort. Gabriel Attal, chef de file des députés macronistes, a affirmé qu’il ne regrette pas le départ de Maduro, voyant dans l'opération américaine un signe que la force régit désormais le monde.
Marine Le Pen, patronne du Rassemblement national, a souligné qu'il existe mille raisons de condamner le régime de Maduro. Elle a cependant insisté sur le fait que la souveraineté des États n'est jamais négociable. Renoncer à ce principe, selon elle, pourrait mener à une servitude future.
Bruno Retailleau, président des Républicains, a semblé plus conciliant envers Trump. Il a reconnu que le narcotrafic nécessite une réplique ferme, tout en affirmant que la souveraineté vénézuélienne demeure sacrée. Cette position montre la complexité du débat autour de la situation au Venezuela.
La situation au Venezuela suscite des réactions variées parmi les responsables politiques français. Entre appels à une transition démocratique et critiques de l'intervention américaine, le débat reste intense. Les enjeux pour le peuple vénézuélien et les implications internationales continueront d'alimenter les discussions dans les jours à venir.