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La maire de Los Angeles craint une pub IA de Spencer Pratt « violente »

La maire de Los Angeles lors d’une conférence de presse, micro devant elle, drapeaux en arrière-plan

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Quand un clip d’A.I. enflamme la course municipale

Un clip d’A.I. a fait monter la température dans la campagne municipale de Los Angeles. L’ad, qui transforme la maire en exercice en une version du Joker tandis que son rival Spencer Pratt se fait passer pour un justicier, a poussé Karen Bass à parler franchement des dangers de ces images truquées.

Karen Bass est la maire en exercice de Los Angeles. Los Angeles élira son prochain maire en novembre 2026.

Les raisons de l’alerte de la maire sur la violence visuelle

La maire dit que le recours à des visuels violents n’est pas un simple artifice : « quand vos messages sont si haineux, ou quand vous diabolisez des gens, vous provoquez des personnes instables », a-t-elle déclaré lors d’une interview récente, jugeant la tonalité « trop violente ». Selon elle, caricaturer un adversaire en vilain ou en héros de bande dessinée banalise la politique et peut inciter à des actes dangereux.

Bass tourne ensuite la discussion vers le fond : pour gouverner une métropole de taille mondiale, il faut de l’expérience. Elle affirme n’avoir jamais entendu parler de Pratt ni de son passé télévisuel avant qu’il n’annonce sa candidature en janvier. Elle doute que le soutien des célébrités et des followers suffise à transformer une notoriété en compétences administratives ; pour elle, Los Angeles a besoin de « mains expérimentées » à la tête de la ville.

La contre-offensive et les promesses de Spencer Pratt

Spencer Pratt répond autrement. Il assure qu’être maire lui paraîtra « vraiment facile » et ne se dit pas intimidé par l’expérience de Bass. Après qu’un feu de forêt ait détruit sa maison l’an dernier, il a officiellement lancé sa campagne en janvier et multiplie les promesses chocs : traquer les « escrocs » qui voleraient l’argent des contribuables, envoyer des auditeurs et des enquêteurs pour s’attaquer au problème des sans-abri et, plus agressivement, accuser Bass d’« entrave à la justice » en l’accusant d’avoir modifié un rapport du service d’incendie — une accusation qui, selon lui, pourrait même mener à des poursuites.

Le candidat fait aussi jouer sa posture médiatique. Dans une vidéo de campagne, il se montre devant une caravane Airstream en disant : « c’est ici que je vis », afin de se présenter comme un homme proche des réalités urbaines. Cette mise en scène alimente le débat : est-ce de la mise en scène politique ou une preuve d’authenticité ? Bass répond que la mise en scène ne remplace pas la connaissance des rouages gouvernementaux.

Au-delà des personnes : l’A.I., la sécurité et le choix des électeurs

Le vrai enjeu dépasse les querelles de personnes. L’usage de l’intelligence artificielle pour fabriquer des images politiques redessine les règles du jeu électoral et soulève des questions de sécurité publique. Les électeurs doivent désormais trier le spectacle de la réalité — et décider si Los Angeles préfère une main experte ou une personnalité médiatique pour affronter ses crises.

Publié le : 3 juin 2026
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