
Lors d'une visite à la Maison Blanche jeudi, le maire de New York est venu avec deux demandes claires : obtenir le soutien du président pour un vaste plan de construction et obtenir la remise en liberté d'une étudiante arrêtée par les services d'immigration, mêlant ainsi urgence humaine et ambition municipale. L'atmosphère n'était ni protocolaire ni anodine, mais chargée d'enjeux politiques et sociaux que la ville espère résoudre rapidement.
Quelques minutes plus tard, peu après 15 h, le maire a publié sur X : « J'ai eu une réunion productive avec le président Trump cet après‑midi. J'ai hâte de construire davantage de logements à New York. » De son côté, la porte‑parole Dora Pekec a précisé que l'étudiante, Elmina Aghayeva, originaire d'Azerbaïdjan, allait être remise en liberté après sa détention plus tôt dans la journée, une tournure qui a donné à la visite une dimension résolument humaine.
Le maire n'est pas venu les mains vides : son porte‑parole, Joe Calvello, a présenté une offre ambitieuse évaluée à environ 12 000 logements, qualifiée par ses promoteurs d'« un des plus grands investissements fédéraux dans le logement des cinquante dernières années ». Selon Calvello, cette proposition répondait à la demande antérieure du président pour des « grandes idées » concernant New York, et le maire a dit avoir saisi l'occasion pour en soumettre une.
Cette fois, la Maison Blanche est restée discrète et n'a pas commenté le contenu des échanges, contrairement à la première rencontre entre les deux hommes en novembre, qui avait été ouverte aux journalistes et avait valu au président des louanges publiques envers le nouveau maire présenté comme un démocrate socialiste. Selon Calvello, la réunion d'aujourd'hui s'est tenue à huis clos « par respect pour les souhaits du président ».
Après l'entretien, le maire a diffusé une photo montrant le président brandissant une une factice : « Trump à la ville : Construisons. » L'image faisait volontairement écho à une célèbre une du New York Daily News de 1975 — « Ford à la ville : Drop Dead » — et renvoyait à la mémoire des tensions historiques entre la municipalité et Washington, ici réinvesties dans un débat sur le financement du logement.
La Maison Blanche n'a pas répondu aux questions sur d'éventuels autres sujets abordés pendant la rencontre. Pour l'instant, le message public du maire reste simple et pressant : il cherche des moyens rapides et massifs pour produire du logement et a frappé à la plus haute porte du pouvoir pour obtenir des réponses.
Pour mémoire, Zohran Mamdani a rencontré le président Donald Trump dans le Bureau ovale, et le projet proposé prévoit environ 12 000 logements — une proposition destinée à transformer l'offre de logements à New York si elle obtient un soutien fédéral suffisant.
En attendant des détails supplémentaires, la visite illustre la manière dont les maires peuvent mêler appels humanitaires et stratégies de grande envergure pour essayer d'obtenir des résultats concrets pour leurs villes.