
Le samedi 18 avril, Britain First a organisé une marche puis un rassemblement à Manchester. La police a déployé des centaines d'officiers pour encadrer l'événement. "Une opération plus importante que le Derby Day", selon les forces sur place.
La mobilisation venait après des heurts lors d'une précédente marche pour la "remigration" en février, qui avait entraîné 11 interpellations. Cette fois, le cortège est parti vers St Peter's Square vers 13 h 15, avant un rassemblement programmé. En face, une coalition d'associations anti‑racisme sous la bannière "Resist Britain First" s'est réunie à Piccadilly Gardens pour manifester son opposition.
Les tensions se sont rapidement matérialisées par des incidents localisés. Des manifestants ont opposé une résistance ponctuelle et la police a rapporté des brefs affrontements et des scuffles impliquant des agents. Les tramways du centre‑ville ont été suspendus après que des protestataires ont bloqué les rails, provoquant des perturbations importantes pour les visiteurs et les usagers.
Pour contenir le risque d'escalade, les autorités ont utilisé des pouvoirs exceptionnels. Un arrêté de dispersion au titre de la Section 34 a été appliqué pour le centre‑ville, tandis qu'un ordre Section 60 a donné aux officiers des pouvoirs renforcés de fouille et la possibilité d'ordonner le retrait des couvre‑visages. Ces mesures visaient à prévenir le retour des scènes violentes constatées en février.
La journée a donc alterné démonstration politique et responses policières musclées, avec des conséquences pratiques pour la circulation et les transports publics. Les forces ont insisté sur la nécessité d'une présence forte pour éviter de nouveaux débordements. Le bilan final des incidents et des arrestations n'était pas encore consolidé en fin d'après‑midi.