
Des manifestations ont éclaté en Iran, entraînant la mort de deux personnes lors des affrontements entre manifestants et forces de sécurité. Ces événements surviennent alors que la colère grandit face à la hausse du coût de la vie, marquant le cinquième jour de troubles.
Les troubles ont débuté à Téhéran, avec des vidéos montrant des voitures en feu lors de confrontations entre manifestants et forces de l'ordre. Les revendications des manifestants incluent la fin du règne du leader suprême et un retour à la monarchie.
Les manifestations ont été déclenchées par l'effondrement de la monnaie iranienne. Des vidéos vérifiées montrent des rassemblements à Lordegan, Téhéran et Marvdasht, illustrant l'ampleur de la colère populaire à travers le pays.
Les rapports indiquent que deux personnes ont été tuées à Lordegan, selon l'agence de presse Fars et le groupe de droits humains Hengaw. Ce dernier a identifié les victimes comme étant des manifestants, Ahmad Jalil et Sajjad Valamanesh.
En parallèle, des médias d'État ont rapporté qu'un membre des Gardiens de la Révolution a également été tué lors des affrontements à Kudasht. Cependant, les manifestants affirment qu'il faisait partie d'eux et qu'il a été abattu par les forces de sécurité.
Pour tenter de maîtriser la situation, les écoles et universités ont été fermées, et un jour férié a été déclaré. Cette mesure, présentée comme une économie d'énergie en raison du froid, est perçue par beaucoup comme une tentative de répression des manifestations.
Les manifestations, qui ont commencé parmi les commerçants, se sont rapidement étendues aux étudiants universitaires, qui ont exprimé leur mécontentement contre le régime clérical.
Des mesures de sécurité strictes ont été mises en place dans les zones de Téhéran où les manifestations ont débuté. Le président Masoud Pezeshkian a promis d'écouter les revendications légitimes des manifestants.
Cependant, le procureur général, Mohammad Movahedi-Azad, a averti que toute tentative de déstabilisation serait accueillie par une réponse décisive.
Les événements en Iran révèlent une tension croissante entre le peuple et les autorités, exacerbée par la crise économique. Les manifestations, bien que moins étendues que celles de 2022, soulignent un besoin urgent de changement et de dialogue.