
Des étudiants en Iran ont organisé des manifestations anti-gouvernementales, marquant un tournant depuis la répression meurtrière du mois dernier. Ces rassemblements sont les premiers d'une telle ampleur depuis cette tragédie. La situation actuelle soulève des préoccupations tant au niveau local qu'international.
Des vidéos vérifiées par la BBC montrent des manifestants marchant sur le campus de l'Université Sharif de Technologie à Téhéran. Ces manifestations ont débuté en réponse à la mémoire des milliers de victimes des protestations de janvier. Les étudiants ont également organisé un sit-in dans une autre université de la capitale.
Les tensions ont rapidement augmenté lorsque des échauffourées ont éclaté entre les manifestants et les partisans du gouvernement. Les chants tels que "mort au dictateur" ont résonné, faisant référence au Guide Suprême Ali Khamenei.
Les États-Unis renforcent leur présence militaire près de l'Iran, et le Président Donald Trump a évoqué la possibilité d'une frappe militaire limitée. Cette escalade des tensions est alimentée par des soupçons concernant le programme nucléaire iranien, que Téhéran nie fermement.
Des discussions ont eu lieu entre des responsables américains et iraniens en Suisse, avec des avancées signalées. Cependant, Trump a averti que le monde saura bientôt si un accord sera conclu ou si des actions militaires seront entreprises.
Les manifestations de ce mois-ci ont débuté suite à des griefs économiques, devenant rapidement les plus importantes depuis la Révolution Islamique de 1979. Selon l'Human Rights Activists News Agency, au moins 6 159 personnes auraient été tuées, dont des manifestants et des enfants.
Les autorités iraniennes ont reconnu la mort de plus de 3 100 personnes, mais affirment que la plupart étaient des membres des forces de sécurité ou des civils attaqués par des "émeutiers".
L'opposition en exil appelle Trump à tenir ses promesses et à frapper, espérant un effondrement rapide du gouvernement actuel. Cependant, d'autres groupes d'opposition s'opposent à toute intervention extérieure, soulignant la complexité de la situation.
Les deux camps mènent des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux, cherchant à influencer l'opinion publique sur les véritables aspirations du peuple iranien.
Les événements récents en Iran soulignent une période de tensions croissantes et de luttes pour les droits civiques. Alors que les étudiants continuent de se mobiliser, l'avenir politique du pays reste incertain, avec des implications potentielles pour la région et au-delà.